Le prix du mouton s’envole et les maquignons font la loi

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Au fur et à mesure que l’Aïd approche, le prix du mouton monte, au marché hebdomadaire de M’chedallah. Pour un agneau âgé de huit à douze mois, il faut débourser treize à quinze mille dinars, selon l’état de l’engraissement de la bête. Pour le bélier adulte, le prix varie : il avoisine les vingt-cinq mille dinars. Abordés, plusieurs éleveurs pointent du doigt les maquignons qui, il faut le dire, sont bien organisés, à tel point qu’ils font la loi au niveau des marchés à bestiaux. Curieux, nous nous y sommes intéressés et avons observé leur manège : dès son entrée au marché l’éleveur est assailli de toutes parts par ces maquignons qui lui barrent carrément le passage pour l’empècher d’atteindre le milieu du marché où la concurrence est vraiment rude. “Pour échapper à leurs griffes, il faut vraiment beaucoup de patience et de poigne pour sauver sa marchandise et en tirer un prix convenable”, témoigne un éleveur de bétail qui termine par : “Dans le cas contraire le propriétaire du mouton se retrouverait dans la situation d’un citoyen qui cherche à acheter le mouton”

Omar Soualah

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