Entre un mélange de Slimane Azem et d’Allaoua Zerrouki dont il reprend, d’ailleurs, deux chansons, le premier album d’Arezki Methia intitulé « Tamurt-iw » est constitué d’une dizaine de chansons traitant de l’amour et des soucis de la vie. À travers « Allaghen rwin », « tamurt-iw », « vgayet » ou « temzi », le chanteur interprète la vie sociale des jeunes et moins jeunes. Avec une voix douce et mielleuse, le violon et le banjo aidant, les paroles des chansons d’Arezki bercent l’auditeur et le rappellent, par la même occasion, à la réalité. Pour un premier album, c’est une véritable réussite. Outre ses sept chansons, Arezki reprendra « Dunit Teghzev» de Slimane Azem, « Tassekurt » d’Allaoua Zerrouki et « Yir Zwadj ala » de Boudjemââ Agraw. La quarantaine à peine entamée, Arezki Methia natif de Takaatz, dans la commune de Seddouk, et diplômé en imprimerie (offset), a fait ses débuts, il y a dix ans de cela, dans les maisons des jeunes. Il a obtenu le 1er prix du Festival de la chanson amazigh à Béjaïa en 2008, le 1er prix de la chanson algérienne à Amizour en 2009 et le prix de la meilleure voix à Béjaïa en 2011/2012. Il a participé à plusieurs reprises, à des émissions de la chaîne 2, la chaîne 4 de la télévision algérienne, la chaîne A3, la chaîne berbère TV et la radio Soummam. Récemment, il a été vocaliste du groupe Tamazgha qui a obtenu, le 27 décembre 2013, le premier prix national de la chanson amazigh à Tamanrasset, où il a participé avec différents chanteurs, dont Boudjemââ Agraw.
A. Gana
