Les citoyens se chargent des poubelles

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L’opération d’envergure de renouvellement des équipements de collecte d’ordures, déclenchées depuis un mois par l’APC, en collaboration avec la wilaya, et consistant à mettre à la disposition des citoyens des poubelles à roues d’une capacité de 150 Kg chacune, a été marquée par une adhésion massive de la population voulant contribuer au nettoyage, notamment à Raffour, deuxième plus importante agglomération de la municipalité après le chef-lieu communal. En effet, depuis l’installation de ces poubelles modernes, la population de Raffour s’est donnée le mot d’ordre pour la prise en charge des immondices en procédant, tout les trois jours, à leur vidange dans les collecteurs collectifs d’ordures installés aux points stratégiques de la ville. Bien mieux, ces bacs sont passés à l’eau à chaque vidange pour les garder propres et éliminer les petits déchets nauséabonds qui s’accrochent aux parois. La ville de Raffour a changé de décor et renoue d’une manière spectaculaire avec sa propreté d’autan, après avoir évoluée, durant ces cinq dernières années, dans une effroyable insalubrité dénoncée, à plusieurs reprises, dans ces mêmes colonnes. Voilà un changement radical des plus honorables obtenu grâce à une bonne collaboration entre les services de l’Etat et les citoyens qui se sont impliqués pour améliorer leur cadre de vie et réduire les retombées négatives d’une effroyable saleté due à la défaillance dans la gestion des affaires publiques, aggravée par le manque de civisme de la population. A noter que l’APC a renforcé le nombre des véhicules collecteurs d’ordures dont la majorité sont équipés de bennes-tasseuses comme elle a carrément doublé l’effectif des éboueurs repartis à travers l’ensemble des nombreuses localités que compte la municipalité de M’Chedallah dont le chef-lieu communal est aussi chef-lieu de daïra. La conclusion à tirer de cette réorganisation de la collecte d’ordures, opérationnelle depuis un mois à peine, est que l’insalubrité a enregistrée un recul remarquable grâce à la contribution de tous pour peu que le projet du CET intercommunal d’Ahnif, dont les travaux de réalisation frôlent les 90%, soit livré rapidement pour mettre un terme au problème des déchets ménagers qui a défrayé la chronique, depuis de longues années. Espérons que l’exemple de la population d’Iwakouren sera suivi à travers l’ensemble des localités de la daïra de M’Chedallah qui enregistre l’un des taux les plus élevés de pollution au niveau de la wilaya de Bouira. Ceci à cause d’une mauvaise prise en charge des ordures ménagères, en plus du manque de suivi et d’entretien des réseaux d’assainissement et la multiplication des marchés parallèles qui échappent à toutes formes de contrôle. 

Oulaid Soualah

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