Les citoyens des communes d’Irdjen et d’Aït Oumalou, relevant de la daïra de Larbâa Nath Irathen, se plaignent de la monotonie qui règne en ce mois de Ramadhan dans leurs localités. Les responsables des associations sont plongés dans une léthargie totale. Rien n’a été programmé pour casser la monotonie et faire profiter les villageois de moments de détentes et de distraction après la rupture du jeûne. En effet, rien n’a été préparé en ce mois de Ramadhan pour faire sortir les citoyens le soir et leur apporter distraction et relâchement. Des pères de famille, après une dure journée de travail, notamment en cette semaine où les températures ont dépassé de très loin les 40°C, n’ont pas où aller après le f’tor, faute d’animation. Ce qui les contraint à prendre leurs places habituels aux cafés où ils sirotent du café ou autres boissons en discutant entre amis ou en jouant aux cartes ou aux dominos. Les femmes et les enfants, actuellement en vacances, n’osent pas mettre le bout du nez dehors. Il n’y ni spectacle, ni pièce théâtrale, ni autres animations qui peuvent les attirer. Le menu est tout à fait vide. « Nous souffrons de la routine quotidienne. On aurait vraiment aimé voir les associations organiser des théâtres et autres soirées musicales pour nous défouler et changer un peu d’air. Ça serait également une occasion pour rencontrer nos amies. Malheureusement, il n’y a aucune soupape de décompression. Faute de mieux, on reste toute la soirée à la maison. Les jeunes et les familles qui ont des moyens se permettent des déplacements aux localités voisines qui organisent des activités culturelles en ce mois de carême», dira Nadia, une jeune étudiante.
Youcef Ziad
