Ath Mansour : Plusieurs projets sont en suspens

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Le problème du manque de foncier relevant dudomaine de l’Etat se pose avec acuité dans la commune d’Ath Mansour.

Cet écueil de taille freine le développement local et empêche la réalisation de projets d’utilité publique, à l’instar de la construction de logements sociaux et autres infrastructures publiques. Concernant le logement social, la municipalité a bénéficié d’un quota de 50 unités, il y a quelques années, mais faute d’assiettes de terrains, une partie du projet est encore, à ce jour, en stand-by. Ainsi, sur les 50 unités prévues, 34 seulement sont en cours de réalisation au quartier Ath Zeggane. Les 15 logements restant attendent une poche de terrain. C’est dire que le foncier manque terriblement dans cette commune où les habitants manifestent un attachement aux terres de leurs ancêtres. D’ailleurs, peu de citoyens mettent en vente leurs terres. D’après les différents entretiens que nous avons eus avec des habitants de cette localité le prix d’un mètre carré du foncier a pris une courbe ascendante, ces dernières années. Il est proposé dans la fourchette qui va de 9 000 à 15 000 da/M2. Bien évidemment, l’endroit et la topographie du terrain à vendre sont pris en considération. « En plus de ces prix exorbitants, il est très difficile à un citoyen de trouver un terrain à acheter», nous dira un villageois d’Ath Bouali. Toutefois, ce qui freine encore le développement local dans cette municipalité où la crise du logement est signalée, à maintes reprises, c’est cette sous-évaluation par les pouvoirs publics des terrains du domaine privé laquelle fait que les habitants rechignent à céder leurs terres, arguant qu’elle est en deçà de leur attente. Les propriétaires des terres sur lesquelles sera réalisée la pénétrante Adjiba-Bgayet, se sont rebiffés, dernièrement, contre la sous-estimation des prix de leurs propriétés.

Y. Samir

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