Les villageois d’El Kouir, une petite localité relevant de la commune de Lakhdaria, à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bouira, souffrent d’un manque flagrant de développement. Ce petit hameau n’a bénéficié d’aucun plan d’aménagement, ni d’aucune structure permettant l’amélioration de cette bourgade. En effet, bon nombre de citoyens se disent avoir été oubliés par les autorités locales, surtout en matière de réfection de la voirie, le raccordement au réseau d’AEP et celui du gaz de ville. D’ailleurs, un petit tour d’horizon au niveau de ce village suffit largement pour se faire une idée sur l’état jugé catastrophique des lieux. Routes quasi impraticables, éclairage public inexistant, réseaux d’assainissement désuets…etc. Bref, un village laissé à l’abandon. Selon plusieurs témoignages, les services de l’APC ont été saisis, à maintes reprises, dans le but de mettre un terme à cette situation, mais en vain. « Nous vivons dans une extrême précarité. Notre village est resté en marge de tout développement ! Figurez-vous qu’on est toujours contraint de cuisiner et se chauffer au bois. Pis encore, l’eau potable se fait toujours désirer, alors que les localités voisines ont été raccordées au réseau d’AEP’’, nous a-t-on fait savoir. Pour rappel, en 2012, les services des forêts de Bouira ont lancé un projet d’aménagement d’une source située en amont de cette localité afin de permettre aux villageois de bénéficier d’eau potable, en attendant d’être raccordée au réseau d’AEP. Cependant, cette attente perdure et les citoyens commencent à perdre patience. « On nous a promis que dès le début de l’année en cours, nous aurions de l’eau dans nos robinets ! Où est-elle ? Où sont passées ces vaines promesses ?’’, s’est interrogé Islam, un père de famille. Outre ces carences, les villageois de d’El Kouir signalent le manque d’infrastructures de santé et d’éducation. En effet, cette localité ne dispose guère d’une polyclinique ou même d’un simple centre de soins, ce qui pousse les habitants à se rabattre sur la commune de Lakhdaria, distante de 15 kilomètres. Même cas de figure pour les établissements d’enseignement. L’école primaire la plus proche est à une dizaine de kilomètre, ce qui oblige les écoliers à un déplacement fort contraignant, coûteux et parfois dangereux. D’après ce qui a été relaté il est évident que cette localité a grand besoin d’être remise sur les rails du développement.
R. B.
