Lakhdaria : Maigre affluence vers les marchés

A peine les 72 heures passées, un laps de temps ayant séparé cette année, l’Aïd el fitr de la rentrée sociale, et voilà que déjà les ménages de Lakhdaria, ont renoué avec la crainte d’une nouvelle saignée due à la hausse des dépenses du mois de Ramadhan et de l’Aïd ; et d’ailleurs, ils se sont de nouveau remis à casquer l’argent exigé par le second événement.

Le déboursement fut d’une rapidité non-maîtrisable, on ne se rendit compte de la saignée que lorsque les poches se vidérent, et le solde bancaire au niveau bas. Une position financière qui ne les a pas touchés plus particulièrement, ils ont compris cela en voyant ce jour du 13 un trafic routier peu intense à l’entrée Est et l’entrée Ouest, et le mouvement de personnes tout juste timide sur les places pourtant réputées commerciales.

A l’exemple du marché lycée qu’on appelle aussi Souk trabendo, implanté à l’entame de la bifurcation partant de la rue Lakhdarie vers les 400 Logements, que les occupants n’ont pas encore rejoint à l’exception de quelques vendeurs de produits végétaux, à l’image de celui commercialisant les plantes médicinales qui n’a pas hésité a éclairer notre lanterne : “ils savaient que la population allait observer un temps de répit après les dépenses de l’Aïd”. Même constat à Nahdj Nakib Si Abdellah, lieu de stationnement des transporteurs de marchandises, où avant l’Aïd ces derniers se disputaient pour une place en bordure du trottoir, mais qui ont manqué à l’appel pour cause, dit un prestataire qu’“il faut compter 15 jours après l’Aïd pour que ça reprenne”.

Même constat à Nahdj Nakib Si Abdellah, plus exactement juste à côté du lycée Baziz connu pour son point de vente de téléphones portables, il n’y avait pas la grand foule bruyante s’affairant dans la réception, et la liquidation de l’outil de communication ; seuls deux petits groupes de 5 à 7 personnes activaient. Ce qui illustre mieux l’essoufflement des ménages est beaucoup plus visible sur le marché Djeninat où le jour de la rentrée sociale les exposants avaient présenté des fruits de toutes sortes à bas prix notamment celui du raisin cédé à 50 DA/kg, le même prix s’affiche pour la poire de 1er choix et la pastèque à 60 DA la pièce, mais qu’il ont eu du mal à écouler à cause de la flambée qui persistait.

A. Chérif