Ighil Ali Alors que le siège de la sûreté urbaine est abandonné – Les actes de banditisme se multiplient

Le siège de la sûreté urbaine, sis au chef-lieu de la daïra d’Ighil Ali, n’a pasbénéficié, au jour d’aujourd’hui, de travaux de restauration et de confortement, et ce, en dépit de l’insistance des autorités locales et de la société civile auprès des services de la wilaya.

Détruit et saccagé durant les événements qu’a connu le pays en janvier 2011, ce siège est laissé tel qu’il est, alors qu’il avait été réceptionné et ne manquait que l’installation du corps de la sûreté urbaine, tant réclamé dans toute la daïra d’Ighil Ali. Plusieurs cris de détresse sont émis depuis des années dans cette circonscription, laquelle se trouve en proie aux fléaux sociaux qui ronge la société. Ainsi, d’après les échos qui nous sont parvenus des deux chefs-lieux communaux d’Ighil Ali et d’Aït R’zine et des 30 villages situés dans cette daïra, la situation sécuritaire reste inquiétante et frôle le catastrophique ! En effet, il ne se passe presque pas un jour sans que l’on signale des vols et autres cambriolages, qui sont perpétrés par des gangs qui s’introduisent dans des commerces et des habitations, en causant des pertes énormes aux victimes. Les agressions et autres règlements de comptes violents se font au grand jour et dans l’impunité totale. Quant à la vente et à la consommation de la drogue sous toutes ses formes, celle-ci se fait au su et au vu de tout le monde. Les trafiquants de drogue et autres stupéfiants de la localité et même des autres régions du pays trouvent en cette daïra non-sécurisée un terrain propice à la commercialisation de ces substances dangereuses. Ces petits « caïds » font la loi dans ces contrées et personne n’ose les défier sous peine de châtiments. La situation se corse davantage dans les villages isolés et reculés, où les habitants vivent la peur au ventre en l’absence de la sécurité. Surtout dans ces chemins sinueux et boisés qui mènent vers ces localités enclavées où peuvent surgir, à n’importe quel instant, un ou des groupes de malfaiteurs qui pourraient faire des malheurs, notamment aux automobilistes qui passent par-là! « C’est vraiment la loi de la jungle dans la région. Nous sommes happés par ce sentiment continuel d’inquiétude », nous dit un habitant d’Ath Serradj, un village isolé situé à 25 kms d’Ighil Ali.

Syphax Y.