Plusieurs habitations précaires construites en toub (mortier artisanal) sises au centre-ville de Lakhdaria ont été partiellement endommagées lors du récent séisme qui a frappé la ville d’Alger et ses environs, témoignent certains habitants de la ville.
Ainsi, au quartier d’El Kouir, une ancienne cité constituée essentiellement de vieux bâti, les murs de plusieurs habitations ont subi des dégâts. Selon certains habitants de la ville, une dizaine de vieilles maisons présentent d’importantes fissurations sur leurs murs, après la secousse de vendredi matin. Au centre-ville, un mur de soutènement haut de 3 mètres et faisant face à la mosquée Cheikh Hammami s’est carrément affaissé. Non loin de Lakhdaria, le chemin communal reliant la localité d’Ouled Aïssa à l’autoroute Est Ouest a été lui aussi sérieusement endommagé. La chaussée s’est carrément affaissée et est devenue pour ainsi dire impraticable sur près d’un kilomètre. Selon les habitants de la région, la plupart des habitations touchées lors du séisme du 1er août dernier sont construites en argile et datent pour la plupart de l’ère coloniale. Déjà très fragilisées, ces maisons précaires n’ont pu résister à la force du séisme dont l’épicentre a été localisé à l’ouest d’Alger. Et même s’il n’y pas eu de dégâts notables, l’on ne déplore en effet aucun sinistré ou victime à Lakhdaria et ses environs, les résidents de la ville de l’ex-Palestro redoutent le pire d’autant plus que certaines habitations précaires se situent en plein centre-ville, sur les principaux boulevards. Ce qui constitue, craignent-ils, un danger permanent pour les passants et les occupants de ces bâtisses. Cette accentuation du danger mobilise encore plus les habitants de la ville qui souhaitent vivement que le problème du vieux bâti soit une fois pour toutes pris en charge. Le séisme qui vient de frapper Alger et ses environs relance ainsi le débat sur la prise en charge de l’habitat précaire à Lakhdaria et partout ailleurs à travers la wilaya de Bouira.
D.M

