l Les étrennes de fin d’année pleuvent sur le tout nouveau maire de Béjaïa ! Après avoir été accusé de « lenteur » dans la constitution de l’exécutif communal, la liste « Echemaâ » qui compte trois élus, enfonce le clou, en lui imputant désormais une « folklorisation de la gestion de la chose publique ». Importateur de produits carnés, M. Abdelhafid Benaoudia qui se présente volontiers, et assez niaisement au demeurant, comme « le père des petites bourses » envers lesquelles, il n’a cessé de multiplier de méga-actions caritatives, qui ce sont ont avérées payantes électoralement, n’a pas dérogé à son penchant festif en devenant maire. « Comment expliquer, s’interrogent les élus Echemaâ dans une déclaration parvenue à notre rédaction de Béjaïa, que tirant prétexte de la guérison de M. le président de la République qui nous réconforte tous, M. Abdelhafid Benaoudia fraîchement installé en qualité de président de l’APC de Béjaïa utilise le siège principal de la commune pour offrir un couscous gargantuesque aux sons de la zorna, et autres tambours ». Vient ensuite une prise à témoin implicite, du président de la République lui-même. Celui-ci « dont la bonne santé réjouit bon nombre d’Algériens, n’accepterait certainement pas que les structures de l’APC soient transformées en Zaouias au détriment des préoccupations quotidiennes des citoyens », estiment les trois élus d’Echemaâs. Enfonçant davantage le clou, ils ajoutent qu’en agissant ainsi le maire FLN, confond les missions de l’assemblée avec celle d’une « entreprise philantropique ». Les rédacteurs rappellent que l’assemblée ne s’est encore jamais réunie, et que ni l’exécutif communal, ni les commissions permanentes, ni encore les délégations spéciales ne sont constitués à ce jour.
M. B.
