«Il est impossible de sortir de chez soi tellement les odeurs sont insupportables. On vit un été des plus durs. L’air est pollué. Nos maisons sont envahies par des nuées de moustiques. On a peur de maladies », nous dira cet habitant de D’Hous.
En effet, ces résidants souffrent des odeurs nauséabondes qui se dégagent de l’oued qui traverse cette localité. « Toutes les eaux usées de la ville sont déversées dans ce cours d’eau. Même les puits d’eau risquent d’être contaminés. Des rats se manifestent partout. C’est une situation intenable », s’indignera un autre habitant. Pourtant, la coordination des comités de villages a souligné dans ces différentes plates formes de revendications l’urgence d’inscrire à ce niveau une station d’épuration. « L’oued D’Hous est devenu un réceptacle pour non seulement des détritus de tout genre, mais aussi pour tous les réseaux d’assainissement de la région. Nous avons tiré la sonnette d’alarme depuis des années. Si ce problème persistait, il faudrait s’attendre à une catastrophe », nous confiera, de son côté un membre de ladite coordination. Appelé pour avoir des informations au sujet du projet demandé M. Amar Gaci, président du comité de ce village, nous répondra que quatre cents millions de centimes ont été dégagés pour l’étude. « On ne sait pas encore si une station d’épuration y sera programmée ou il y aura seulement des bassins de décantation. Quant au concret, il n’en est rien pour le moment », ajoutera notre interlocuteur. Et de poursuivre : « Les habitants souffrent le martyre, notamment ces derniers jours avec cette canicule. Il est impossible de rester quelques minutes dehors. Même si on se bouche le nez, on ne résiste pas. Nous appelons les autorités à agir vite pour nous sortir de cette situation inextricable. Nous craignons des maladies qui vont se propager dans nos foyers. Tout est insalubre ». Il s’agit là de la santé publique et comme chacun le sait, la santé n’a pas de prix. Il faut répondre à l’urgence par l’urgence avant que cela ne soit trop tard.
Amar Ouramdane
