l Tous les écoliers, sans distinction, des dairas de Draâ El Mizan et Tizi Ghenif bénéficient selon le conseiller en alimentation de la circonscription, depuis le début de cette année scolaire 2005-2006 de la gratuité de la cantine.Ainsi, c’est un total de 8663 repas qui sont servis quotidiennement au niveau des 33 restaurants.Au demeurant, peu d’établissements restent encore dépourvus de cette structure alors que celles qui étaient fermées auparavant ont été toutes rouvertes.“Le repas à la cantine contribue à hauteur de 50% en apport calorique dont a besoin l’élève”, nous déclare M. Mokrani, le responsable en charge des cantines scolaires pour les deux dairas, tout en insistant sur toute l’importance qu’accorde l’Etat pour permettre à notre progéniture de bénéficier d’une alimentation.Néanmoins, en dépit de cette bonne volonté de la tutelle, des insuffisances ont été signalées par notre interlocuteur à commencer par celui du personnel non-qualifié mis à la disposition du secteur de l’éducation par les autorités locales en place.“Un cuisiner ce n’est pas n’importe qui et ce n’est pas n’importe laquelle qui doit préparer les repas”, nous confie M. Mokrani.Par ailleurs, plusieurs APC, sinon la quasi majorité de cette partie de la wilaya connaissent le problème d’alimentation en eau potable, ce qui contraint les gestionnaires de ces cantines à avoir recours aux repas froids, ce qui est déconseillé.En ce qui concerne le prix de revient du repas qui est de 21,35 DA, les chefs d’établissements interrogés, jugent qu’il est très insuffisant, compte tenu de la cherté de tous les produits alimentaires et non seulement de la viande qui reste inaccessible avec cette modique somme.“Il est vrai qu’avec 21,35 dinars, il est difficile de confectionner un repas tel que nous l’aurions souhaité, pour cela, nous lançons un appel à notre nouvelle Assemblée populaire de wilaya afin d’augmenter sa participation qui s’élève actuellement à 1,35 DA pour atteindre au moins cinq dinars ou un peu plus. Je pense que M. Rabah Aïssat, le P/APW et qui est avant tout, un cadre de l’éducation saura répondre à notre attente”, conclut notre interlocuteur.
Essaïd Naït Kaci
