Avec du recul, comment voyez-vous les élections du 24 novembre 2005 ?Pour une fois, la campagne électorale était saine et sans dérapage. Le jour “J”, certes, il y avait des pressions dues à l’angoisse avec six partis politiques qui visaient l’APC de Draâ Ben Khedda, la lutte était aérée, le bulletin de vote a été conçu pour rajouter à la confusion…
Que dire justement de ce bulletin ?Nous avons un taux d’analphabétisme très élevé. On a eu des bulletins sans sigles, ni couleurs, ni logos… tout cela avec une seule et unique couleur. Je citerai l’exemple d’un pays européen qui, pour aider les 2% d’électeurs analphabètes à s’exprimer a conçu des bulletins avec quatre langues et avec des couleurs et des symboles différents.
Le soir de l’annonce de la victoire du FFS, qu’avez-vous ressenti ? Dès l’annonce, j’ai réalisé la lourdeur de la tâche qui m’attendait. Mes pensées sont allées aux 70% d’absentionnistes.
Etre maire, n’est-ce pas un cadeau empoisonné ?Oui, mais on fera notre devoir.
Un programme TV ?Les informations d’Al Jazira.Un Homme politique ?Ben Badis.
Un sportif ?Omar Betrouni.
Un artiste ?Othmane Ariouet.
Une lecture ?La Dépêche de Kabylie.
Si vous étiez ministre de l’Intérieur, qu’auriez-vous fait ?(rires). J’aurais conçu d’autres bulletins de vote.
Un message… ?Organisez-vous ! Et faites-nous confiance.
Tanemirt à mas l’mir.Tanemirt s tusda.
