Les citoyens dénoncent

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De nombreux citoyens de la cité La Gare, quartier au nord du chef-lieu de la commune d’Ahnif, font part du calvaire que leur fait subir la décharge publique communale de M’Chedallah dont les ordures sont incinérés.

Implantée à moins de 200m à vol d’oiseau de cette cité à forte concentration démographique à l’intérieur même du lit d’assif N’sahel, à proximité de la base de vie chinoise, cette décharge reçoit les déchets ménagers de l’ensemble des nombreux villages de la commune et ceux du chef-lieu de la daïra de M’Chedallah.  Elle s’étend sur une surface qui avoisine les 04 hectares et reçoit quotidiennement des dizaines de tonnes d’ordures qu’on détruit par une mise à feu pour en réduire le volume. Malheureusement, elle est implantée dans un endroit où les vents dominants nord-sud poussent les volutes de fumée en direction de cette cité qu’elle enveloppe de jour comme de nuit. Ajouter à cela les odeurs nauséabondes qu’elle dégage et la chaleur suffocante qui plongent le quartier dans une inqualifiable fournaise en ces temps caniculaires. Des maladies chroniques, telle que l’asthme, les maladies respiratoires ou braco-pulmonaires ne tarderont pas à se manifester en force chez les résidants de ce quartier qui ont fait plusieurs actions de rue telle que la fermeture de la RN5 qui sépare la décharge de la cité La Gare. Des pétitions qui portent des centaines de signatures sont annexées à des requêtes adressées à toutes les autorités, mais sans résultat. Les nuisances que provoque cette décharge continuent toujours à mener la vie dure aux pauvres citoyens. Les retombées de cette volumineuse décharge ne s’arrêtent pas là car en plus d’asphyxier cette cité elle porte un coup sévère au récoltes de la ferme pilote qu’elle longe dans le sens de la langueur en plus de polluer la nappe phréatique qui alimente plusieurs forages dont les E51 et E52 d’Oughazi. Ces derniers fournissent de l’eau potable aux communes de M’Chedallah et d’Ahnif. Ces deux ouvrages sont situés à 200m à peine de cette décharge. Un état de fait qu’on aurait pu éviter si la réalisation du CET intercommunale d’Ahnif n’accusait pas un énorme retard. Aux dernières nouvelles, ce CET, qui se fait désirer, attend toujours que le centre de tri qui lui est annexé soit réalisé pour le rendre opérationnel et mettre fin, du coup, aux souffrances des résidents du chef-lieu de la commune d’Ahnif. Pour rappel, Ahnif est un ancien camp de concentration où sont parqués les villageois du Aarch Imelahen après que leurs 07 villages ne soient rasés par l’armée coloniale, en 1959, et leur région déclarée zone interdite jusqu’a l’indépendance. Une fois de plus, ces citoyens font appel aux pouvoirs publics auxquels ils demandent de fermer cette décharge.

Oulaid Soualah  

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