Il ne se passe pas une semaine sans que des disparitions de personnes ne soient signalées à travers des affichages dans toutes les localités de la vallée de la Soummam. Ces disparitions touchent toutes les tranches d’âge. Ainsi, les portraits d’enfants, de jeunes hommes et de personnes âgées, n’ayant plus donnés signe de vie, sont affichés dans tous les coins et recoins des agglomérations situées dans le couloir de la RN26. La dernière disparition, qui a tenu toute la région en haleine, c’était celle de la jeune fille nommée Tinhinane, âgée de 19 ans, habitant à Taghzout, laquelle a été retrouvée heureusement saine et sauve. Néanmoins, ce phénomène nouveau dans notre société n’est, apparemment, pas prêt de s’estomper. On dirait qu’il y a des mains invisibles qui « tirent » les ficelles dans la région s’agissant des disparitions mystérieuses des personnes. La toute récente disparition concerne un jeune homme de 37 ans, dénommé Fatah Ouannas. Ce jeune homme, habitant le village Trouna, dans la commune de Béni Maouche, n’a plus donné signe de vie depuis une semaine. Des avis de recherches sont placardés un peu partout dans la vallée de la Soummam, et les recherches pour retrouver ce jeune sont en cours. C’est dire que ce fléau qui touche de plein fouet la société commence vraiment à prendre des proportions alarmantes, avec l’augmentation des problèmes sociaux, comme l’éclatement de la famille, les fléaux sociaux, la crise morale, etc. D’aucuns, dans la région, se posent la question sur ces disparitions récurrentes de personnes et les motifs inhérents. Toutefois, une chose est sûre, c’est que les disparitions ne sont pas toutes les mêmes, puisque les raisons diffèrent d’un cas à l’autre. Il est à mettre à l’actif de ce fléau les fugues, les kidnappings, les maladies mentales, telles l’Alzheimer, la dépression nerveuse, l’amnésie,… etc. Néanmoins, ces disparitions ont crée un véritable malaise social et surtout une psychose, laquelle continue d’alimenter les rumeurs les plus folles, comme celle qui consiste à dire « qu’il existe un réseau de trafiquants d’organes humains qui est derrière ces disparitions ».
Syphax Y.
