Malgré les diverses campagnes d’abattage effectuées, les chiens errants ne cessent de proliférer dans la ville de Seddouk, ce qui inquiète sérieusement les habitants. Face à ce phénomène de prolifération de chiens errants, les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. D’après des citoyens rencontrés, les autorités locales ont été interpellées, à maintes reprises, pour éradiquer ces meutes qui circulent sans crainte, afin qu’il puissent se déplacer sans risques d’être mordus par un clébard. Ce qui est surprenant, certains chiens errants sont visiblement malades et traînent difficilement les pattes. Avec des poils arrachés, la peau rougie et des plaies partout, ils se déplacent à leur guise à travers les artères de la ville. Ils se rassemblent sur la placette du marché hebdomadaire ou aux alentours des poubelles. Plusieurs habitants rencontrés ont exprimé leur inquiétude quant au nombre incalculable de chiens qu’ils rencontrent en empruntant les ruelles. Ils redoutent que l’irréparable se produise et se demandent pourquoi les autorités locales ne réagissent toujours pas devant pareille situation en organisant des campagnes d’abattage pour éliminer la menace de ces animaux. « Je n’ai jamais vu autant de chiens dans la ville de Seddouk, comme cet été. Nos responsables sont-ils conscients des dangers qui pèsent sur les habitants, car ces chiens ne sont jamais vaccinés et peuvent devenir enragés à tout moment. Autant dire que c’est la santé et la sécurité des citoyens qui sont sérieusement menacées. Une chose est sûre, tout le monde sait que la rage, une maladie que véhiculent ces chiens errants, est mortelle. Quand elle est soignée à temps, la durée du traitement est de quelques dizaines de jours », a déclaré Salim. Un autre citoyen a affirmé qu’il était témoin d’une scène où une meute de chiens a attaqué un passant en plein jour. « Cela s’est passé au centre ville et en plein jour quand plusieurs chiens en furie ont attaqué en aboyant et en montrant les crocs, une personne âgée. Heureusement, il avait dans sa main une canne avec laquelle il s’est défendu. Il s’en est sorti tout de même avec un pan de son pantalon déchiré », a-t-il souligné. Rachid, père de famille, ne sort jamais sans canne craignant de faire face à une meute de chiens. « Le matin en allant à la mosquée pour la prière du Fadjr, je marche toujours avec un gourdin à la main et encore quand je rencontre des chiens je m’éloigne d’eux. Ma toute petite fille, je ne la laisse jamais partir seule à l’école. Quant à mes grands enfants, je leur conseille de se méfier des chiens errants et ne jamais les approcher », a fait savoir notre interlocuteur. Ces chiens font des dégâts énormes. Ils écument les poubelles qu’ils renversent en cherchent des restes de nourriture. La nuit, ils déchirent le silence avec leurs aboiements en tirant de leur sommeil les habitants. Ils sont partout. Sur les routes, dans les villages. Il n’y a pas de périodes fixes pour l’abattage des chiens errants voilà pourquoi il est souhaitable que les autorités locales prennent toutes les dispositions qui s’imposent pour éradiquer ces chiens errants dont le nombre ne cesse de se multiplier. Sans cela, c’est les citoyens qui payeront les frais…
L.Beddar
