La localité d’Ichikar, située à la périphérie du chef-lieu communal de Tazmalt, est connue pour sa vocation agropastorale. Cette étendue de terre agricole plantée de toute sorte d’arbres fruitiers qui poussent chez nous, et où,; également, sont produits des maraîchages, constitue un « réservoir » de produits agricoles qui alimentent les marchés locaux. C’est un petit paradis de verdure, que le visiteur pourrait apprécier, même si le travail de la terre y a reculé ces dernières années. Il y a aussi l’urbanisation galopante, avec de nouvelles habitations qui y poussent comme des champignons, grignotant de ce fait des surfaces arables d’une excellente qualité. Le hameau d’Ichikar est constitué d’un parc oléicole non négligeable, où la variété « Achemlal » y prédomine. Il y existe des oliviers imposants qui auraient des siècles d’âge, caractérisés par leur hauteur et leur tronc imposant. Chaque année, cette bourgade produit des milliers d’hectolitres d’huile d’olive d’une excellente qualité. Cette huile se vend si bien qu’elle a franchi les frontières de la commune s’étendant sur tout le pays voire à l’étranger. Cependant, force est de constater que malgré cette bonne production de l’huile d’olive dans ce hameau, il n’en demeure pas moins que l’oléiculture reste assujettie à certains entraves et autres problèmes liés surtout aux maladies de l’olivier. En effet, comme constaté récemment il y a un bon nombre d’oliviers qui sont « visités » par la mouche de l’olive, le Dacus Oléa, dont les larves ont infesté les olives en voie de maturité. Celles-ci se trouvent mal-en-point en présentant un aspect altéré avec des taches noires, des trous et des cavités pleines de larves qui se nourrissent de façon vorace de la pulpe de l’olive. Cet insecte qui pond ses œufs dans la pulpe des olives à partir du mois de juin, cause, chaque année, des ravages aux récoltes devant l’impuissance des paysans qui ne savent plus quoi faire devant ce constat d’échec qui recommence chaque fois, sans qu’il soit jugulé. Ainsi, cette infection des olives se répercute sur le rendement et la qualité de l’huile d’olive. Les propriétaires des oliveraies au niveau de cette bourgade se sentent impuissants devant cet insecte ravageur. «Franchement, on a beau tout essayer avec cette mouche maudite mais peine perdue. Personnellement, j’utilise des pièges à mouches de fortune pour atténuer un tant soit peu sa nuisance, mais les dégâts restent toujours importants. L’utilisation des produits chimiques qui sont chers et nocifs pour la santé du consommateur, n’est pas recommandée. Alors, nous sommes vraiment tétanisés devant cet état de fait», indique un paysan de ce hameau.
S. Y.
