Raffour Il a connu, pourtant, des opérations d’aménagements il y a 4 mois – Le quartier des 60 logements dégradé

L’ensemble des ouvrages d’utilité publique du quartier des 60 logements de Raffour est dans un état de dégradation avancée. Ce qui a fait réagir les services étatiques concernés, à savoir l’APC, l’OPGI, l’ADE, la Sonelgaz et les services de la prévention qui se sont déplacés en commission qui a dressé un état des lieux et ont procédé ensuite, à quelques opération de rénovation. Malheureusement, s’agissant de simples réparations, les travaux ont été confiés à des équipes d’ouvriers sans suivi technique. Résultats, les même dégradations ont réapparu 4 mois plutard, empoisonnant, de nouveau, la vie aux riverains, à l’instar du réseau d’assainissement, dont quelques longueurs ont été reprises à partir des huit blocs pour être centralisés au niveau d’un regard commun au milieu de ce qui a été conçu au départ pour servir d’espace vert pour ces bâtiments réalisés en U. D’innombrables fuites des eaux usées ont apparu sur ces nouveaux ouvrages devenus de véritables passoires, transformant, une fois de plus, cet espace au milieu des blocs en un horrible foyer d’épidémies d’où émanent d’insupportables odeurs qui empestent tout le quartier. Pour réduire les retombées nuisibles de ces avaries, les résidants saupoudrent de chaux, chaque matin, les points où elles apparaissent. Ces même résidants, qui nous ont accueilli sur les lieux, évoquent de fréquents courts-circuits au niveau des coffrets d’électricité qui abritent les conteurs individuels de la Sonelgaz aménagés dans les cages d’escaliers des premiers étages. Une équipe de cette entreprise est intervenue pour y remédier, mais en vain, nous apprend-on. Les courts-circuits se reproduisent toujours, notamment lors des perturbations climatiques. Les infiltrations des eaux pluviales, à partir des toitures en tuiles, dégradent davantage les plafonds et les murs porteurs et les piliers de l’ossature des blocs qui en compte chacun cinq étages. Seul fait notable, la disparition des ordures qui jonchaient, par le passé les espaces autour du quartier, cela depuis l’élaboration d’un nouveau plan d’enlèvement d’ordures et l’installation de bacs modernes de collecte de déchets ménagers dotés de couvercles et de roues. À toutes ces dégradations s’ajoute celle des façades sales non ravalées, depuis la réalisation de ce quartier, il y a vingt ans. Les résidants, qui ont déjà les nerfs à fleur de peau, lancent un dernier avertissement aux autorités concernées auxquelles ils demandent d’intervenir pour remédier aux problèmes des avaries sur les branchements de l’assainissement et les courts-circuits. Notons, enfin, que ce quartier, qui borde le boulevard central sur la partie nord, est mitoyen du centre culturel Matoub Lounès.

Oulaid Soualah