Sidérés par le climat qui a régné le long des vacances, une cinquantaine de propriétaires de résidences ou de commerces du village touristique Capri-tour, situé sur la côte-Est, dans la commune de Boukhlifa, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, ont tenu une réunion, samedi dernier, pour dénoncer et interpeller les autorités quant au diktat imposé par des tiers qui ont obtenu des concessions, le long de la plage qui longe les résidences de Capri-tour. « Ces locataires occasionnels s’installent sur cette plage comme si l’endroit leur appartenait », dira un intervenant. Des commerces de fortunes, avons-nous en effet constaté sont implantés çà et là. Des chaises, des tables et des parasols sont placés et imposés aux estivants tenus de les louer. « Nous sommes propriétaires et nous n’avons même pas le droit d’utiliser nos propres chaises et parasols. Ces individu nous somment presque de louer leur matériel, allant jusqu’à nous harceler et nous déranger par différents comportements jusqu’à ce que nous cédions à leur diktat », dénonce un autre propriétaire. Les commerçants qui activent dans ces lieux ne sont pas non plus épargnés, puisque des commerces de fortune s’y sont installés « au mépris des règles élémentaires d’hygiène et sans être le moins du monde inquiétés », dira un commerçant révolté. Par ailleurs, et si pendant la journée ce sont les locations de matériel qui sont ainsi imposées, la nuit, c’est un autre calvaire qui prend le relais. En effet, dès la tombée de la nuit, les kheimas se transforment en discothèque jusqu’au lever du jour. « Toute la nuit, la kheima est transformée en discothèque qui ne s’arrête qu’au lever du jour. Nous n’avons même pas droit à la quiétude dans nos propres résidences. Le boucan infernal dure toute la nuit », dira un autre intervenant. « Sans parler des rixes et bagarres qui éclatent de temps à autre », ajoute un autre intervenant. L’on notera par ailleurs qu’en plus de cette déplorable situation, la plage de Capri-tour est submergée de sacs de poubelles. En effet, et même si un camion passe et ramasse les poubelles des résidences, dès les premières lueurs de soleil, ces « exploitants occasionnels » balancent à longueur de journées leurs sacs poubelles, ne se souciant guère de l’heure du ramassage des ordures. « Nous ne permettrons pas que cette intolérable situation se reproduise l’année prochaine », promettent les propriétaires des résidences Capri-tour.
Y. B.
