Tadmaït : amélioration du cadre de vie des citoyens – Beaucoup reste à faire

Une tournée à travers le chef-lieu de la commune de Tadmaït qui compte vingt-deux villages, nous renseigne sur l’état de dégradation que subit la localité depuis des années déjà.

Si l’entrée de la ville a été améliorée avec le revêtement de l’axe principal et dont les travaux sont arrêtés au niveau de l’ex passage gardé de la gare ferroviaire, ce n’est pas le cas pour les autres. Citons le tronçon menant de la barrière vers la cité Mézaguer (connue sous le nom de Cité Baghdad). Au passage des véhicules dont les jeunes chauffeurs ne font plus attention, des nuages de poussière se soulèvent sans arrêt et atterrissent dans les commerces avoisinants : pharmacie, pâtisserie, cafétéria… sans aucun contrôle d’hygiène qui fait grandement défaut dans cette ville où, dans la logique, de nombreux commerces seraient fermés. L’aménagement urbain dont l’inscription date de 2007, ne voit pas le jour et les habitants se demandent pourquoi tout ce retard. « La patience a des limites », nous avance des citoyens abordés en ville en ajoutant que le parc de la cité des 48 logements (centre-ville) doit être transféré. « Nous aimerions que l’espace en question reprenne sa vocation initiale : aire de jeux et espace de détente pour nos enfants. Le bruit des moteurs nous dérange », ajouteront-ils. Le grand désastre que nous relevons est la décharge publique de cette même cité (Baghdad). Des tonnes d’ordures ménagères bouchent le ravin, qui a fait pourtant l’objet d’un curage, et débordent pour joncher le trottoir et la chaussée. Par ailleurs, l’école primaire « Ali Raïah », sise juste à côté attend la réalisation de sa cantine scolaire depuis plus de deux ans. Un projet qui ne voit pas encore le jour suite aux lenteurs administratives. Le projet du CET qui devrait être réalisé à Ourzedine, sur la route appelée « Génie militaire », est aussi à l’arrêt depuis belle lurette.

L’état des routes à revoir

L’ancienne route qui mène vers le marché de gros de fruits et légumes est une parfaite illustration de l’état critique des routes de cette localité. Celles des villages ne sont pas encore dallées, telles les pistes de Thala Toughrast vers Aït Kaci Ouameur et Ikwiren vers Ikhendrichène et celles déjà revêtues, le sont mal et des malfaçons sont relevées par des comités de villages. Le passage sous le pont de l’ex voie ferrée, à proximité de la maison de jeunes, mérite l’attention des services concernés. Il est dangereux de s’y aventurer surtout la nuit, car il est plongé dans une totale obscurité. Du côté du CEM « Chouhada », l’environnement n’est guère reluisant et à l’intérieur, les travaux d’un stade matico sont lancés à une semaine environ de la rentrée scolaire. Des matériaux occupent alors les lieux. Les bruits des marteaux et d’autres outils dérangeront, sans aucun doute, les élèves comme si toutes les vacances n’ont pas suffi pour les lancer. Cette situation est relevée aussi ailleurs. Le code des marchés est à revoir. Une base 5 prévue à la cité Chouhada est à l’arrêt pour des raisons inconnues. Il est souhaité par les citoyens, puisque le danger a été écarté que les barricades barrant, dans les deux sens, la route menant vers le lycée, au niveau de la sûreté urbaine, soient levées afin de rendre la circulation des piétons et des véhicules plus fluide. La cité « Bouhewassu » porte bien son nom, car les logements sociaux, OPGI, ont été squattés depuis belle lurette. Certains squatteurs ont été régularisés suite à une enquête, d’autres sont sommés de quitter les lieux mais persistent à y rester.

La piscine communale n’est pas pour demain

Le cimetière Chrétien vidé de ses tombes, transférées au cimetière Chrétien de la ville de Tizi-Ouzou, a été prévu pour une piscine communale, mais l’entrepreneur à qui il a été loué par la précédente assemblée ne quitte pas les lieux qu’il transforme en dépôt de matériaux de construction.

Arous Touil