Démocratie contre rumeur

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Les rumeurs sur l’état de santé du président de la République se sont quelque peu tues après son apparition à la télévision, puis les remerciements qu’il a adressées au peuple algérien, toujours à travers le même canal. Les prophètes de malheur, les oiseaux de mauvais augure et les Cassandre, qui prévoyaient les pires scénarios ont reçu une gifle : leurs déclarations, de ‘’source bien informée’’ n’étaient qu’une grossière manipulation, pour instaurer un climat de suspicion et mettre le doute dans les esprits. Le poète latin, Virgile, ne disait-il pas dans “l’Énéide”, que la rumeur, message de l’erreur et du mensonge, est le plus terrible des fléaux, se répandant avec une rapidité fulgurante et répandant autour de lui la peur ? Terrible fléau, en effet, que le silence des autorités n’a fait qu’amplifier… Mais heureusement, les choses ont fini par rentrer dans l’ordre et les images d’un Président, certes convalescent mais souriant et tout à fait maître de ses gestes et de ses paroles, ont rassuré les Algériens. A Alger, à Oran, à Tizi Ouzou et ailleurs, dans le pays profond, ils seront nombreux à sortir dans les rues, pour exprimer leur joie. Et que la rumeur, ce fléau terrible dont parle Virgile, ne dise pas qu’il s’agit d’un mouvement organisé, par les ‘’autorités’’ : Les Algériens sont vraiment heureux que leur président se soit remis de sa maladie ; ceux qui ont voté pour lui, comme ceux qui n’ont pas voté, car, moins sectaires que leurs hommes politiques, les Algériens se reconnaissent tous dans le Président que la majorité d’entre eux a élu… La démocratie, la responsabilité citoyenne, c’est aussi cela !

S. Aït Larba

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