Amélioration de la collecte de sang

L’apport opérationnel du Centre régional de transfusion sanguine (CRTS) de Bgayet est de tout premier ordre pour les services intra-hospitaliers : chirurgie, gastro-entérologie, hémodialyse… Deux hôpitaux (Frantz-Fanon et Khellil Amrane), et trois cliniques privées s’y approvisionnent en sang et ses dérivés. Le CRTS est aussi pourvoyeur des postes de transfusion sanguine des autres secteurs sanitaires de la wilaya en produits sanguins, tout comme il réalise des bilans sérologiques pour le compte de Kherrata et Amizour. Il n’y a pas si longtemps, le CRTS de Bgayet végétait en raison de la piètre prestation de sa principale activité : la collecte de sang. Aujourd’hui, les choses semblent avoir évolué positivement. Une moyenne de dix dons sont enregistrés quotidiennement, ce à quoi il faut ajouter les donneurs réguliers. Pour l’année 2005, près de 4500 pochettes de sang ont été prélevées, par rapport à 2004 avec seulement 4000 dons. La collecte mobile instaurée par l’équipe médicale du centre et la sensibilisation du publicpar médias interposés ont fait mouche. Le chef de service du CRTS a aussi évoqué la situation géographique de la structure et les prestations médicales dont bénéficient les donneurs réguliers pour expliquer cette hausse. Cela reste, néanmoins en deçà des besoins, surtout en période estivale où une multitude de facteurs tels que la recrudescence des accidents de la route, la hausse des natalités et l’afflux de touristes dans la région fait exploser la demande. Le CRTS se voit, par conséquent, contraint de recourir à la « contrepartie », qui consiste à imposer aux parents d’un malade, des prélèvements pour compenser les pochettes puisées dans la banque de sang du centre. L’idéal, selon les responsables du CRTS, serait d’arriver à fidéliser un maximum de donneurs en faisant ancrer dans les mœurs le don du sang, acte bénévole par excellence. Pour ce faire, les médecins ne ratent aucune opportunité pour rassurer sur l’absence de risques liés au don du sang. Le prélèvement indolore, est entouré de toutes les précautions d’aseptie (matériel à usage unique) Le volume de sang prélevé est de 8 ml/kg de poids sans dépasser 500 ml. Par ailleurs, le candidat au don bénéficie d’une consultation médicale. Il est systématiquement écarté s’il présente une quelconque contre-indication. Sécurité transfusionnelle oblige, la qualification du sang prélevé et sa redistribution vers les services demandeurs n’interviennent qu’après qu’il soit reconnu indemne de tout germe pathogène. Le dépistage systématique du VIH, du virus de la syphilis, de l’hépatite B et C était rendu obligatoire par l’arrêté du 24 mai 1999.

Nacer Maouche