Le spectre de blocage plane sur Naciria et Chaâbet

Plus d’un mois après la proclamation officielle des résultats du scrutin du 24 novembre dernier, la situation des deux communes de Boumerdès demeure incertaine. A l’exception des présidents d’APC installés, le reste des structures de ces municipalités ne sont pas mises en place en raison des divergences qui minent la composante de ces nouvelles assemblées. Ayant obtenu la majorité relative, soit 5 sièges sur 11 à pourvoir, et la présidence de l’exécutif, à Chaâbet, le FFS, selon des sources locales serait enclin de jouer la carte de récupération, notamment envers les deux élus du RND en échange, semble-t-il, d’accélérer à leur demande du partage des pouvoirs, lesquels convoitaient a-t-on appris, la vice-présidence. Aussi, tout le monde s’attend à ce que le groupe FFS-RND puisse trouver un terrain d’entente afin de pouvoir constituer un exécutif. Il reste le RCD, mais avec deux élus seulement ; ils ne sauraient faire nombre en s’alliant avec le FLN qui a obtenu deux sièges. Toutefois, le blocage qui ne dit pas son nom, persiste encore, et le maire de la localité en l’occurrence Ahmed Aïssaoui n’arrive toujours pas à installer son exécutif. De l’autre côté, à Naciria, où les résultats de la course, pour les 11 sièges à pourvoir, ont donné lieu à une situation de ballottage entre 3 formations, à savoir le FFS, le FLN et le RCD ex-aequo, avec 3 sièges chacun et les deux sièges restants sont revenus au RND. Le spectre du blocage plane encore sur la commune, ceci dit, là encore, si le FLN se dit près à s’allier arithmétiquement avec le FFS, pour fédérer une coalition de 6 sièges en vu de former un exécutif fiable, le FFS par contre, s’il accepte le principe d’une alliance avec le FLN, pour les délibérations à venir, refuse catégoriquement de jouer un rôle dans l’exécutif. Pour terminer, la collaboration entre élus, tant attendue par les citoyens, semble laisser place à une situation de blocage qui ne servira guère les intérêts de ces derniers.

Saïd B.