RN 33 entre Bouira et Haizer – Un parcours semé d’embûches

Le trajet entre la ville de Bouira et celle de Haizer est devenu un véritable cauchemar pour les milliers d’usagers, empruntant cette portion de la RN33 quotidiennement. En effet, depuis la reprise des travaux du projet du dédoublement de ce tronçon après un arrêt de plusieurs mois, un tas d’obstacles se dresse devant les automobilistes, rendant la circulation plus qu’infernale, à commencer par l’état de la chaussée. En certains endroits, le bitume a carrément disparu et recouvert d’une épaisse couche de boue, que le passage des camions de gros tonnage a fini par compacter. A hauteur de l’intersection menant à Tikboucht, une portion de la route a subi beaucoup de dégradations. Sur près d’un kilomètre, la route est transformée en piste jonchée de crevasses, ce qui ralentit fortement la circulation. L’absence des panneaux de signalisation est un autre obstacle de taille, auquel sont confrontés les usagers. Tout au long des 20 km séparant Bouira et Haizer, rares sont les plaques de signalisation indiquant la présence de travaux ou la sortie d’engins. Pire encore, aucune plaque de déviation n’a été installée nulle part. L’automobiliste, qui quitte l’ancienne route pour s’engager sur des portions de chemins nouvellement aménagées, a vraiment du mal à trouver ses repères. Par endroits, les conducteurs d’automobiles se trouvent carrément perdus et souvent obligés de suivre la file de véhicules pour trouver le chemin à suivre ou la déviation à emprunter. Le problème d’orientation se pose, notamment, pour les touristes et autres automobilistes de passage par cette région, que pour les habitants de la région. Ces derniers ont fini par s’habituer à ce parcours semé d’embûches. Sous d’autres cieux, une telle défaillance n’aurait pas passée inaperçue et elle aurait, même, été susceptible de sanctions, car il y va de la vie des usagers de cette route. Sur les chantiers des travaux publics, les plaques de signalisation indiquant la présence de travaux, la limitation de vitesse ou encore les déviations de la route sont plus qu’indispensables. C’est même l’une des premières dispositions qui doivent être prises par les entreprises réalisatrices des projets, car ce chantier de route, s’étalant sur quelques 20Km, ne s’achèvera pas de si tôt. Donc, il est impératif qu’il dispose, au moins, de signalisations verticales et horizontales. Il est utile de signaler que les mêmes défaillances avaient été relevées, par l’ex ministre des travaux publics, sur le chantier de la remise en état du tronçon autoroutier entre Bouira et Lakhdaria. Les entreprises, engagées pour ce fait, avaient été épinglées et sommées de faire le nécessaire afin de garantir la sécurité des automobilistes.

D. M