L’association Amgud chez la Fondation Matoub Lounès

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C’est l’une des associations de la wilaya qui se font un devoir de rendre hommage aux artistes, aux hommes de culture et aux sportifs de tous horizons.

Ainsi et après avoir organisé un hommage au cheikh Abdelhamid Zouba (originaire de la région), aux artistes : Halli Ali, Ali Ideflawen, Rabah Ouferhat et le réalisateur Amar Tribèche et ce, après une visite au domicile de Haroun Mohamed, où il ont fait un recueillement sur sa tombe, une délégation de l’association Amgud, conduite par son vice président, M. Hamid Derradj, a choisi de faire un périple jusqu’à Taourit Moussa, plus précisément au siège de la Fondation Matoub Lounès, vendredi dernier. Ainsi, Hamid Derradj et ses accompagnateurs (Si Yahia Yahia et Saal Mohand Arezki, tous deux membres de ladite association et Ahcène Chérifi, ami de l’association et militant de la cause berbère) ont été reçus par la présidente de la fondation, Mme Malika Matoub. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du Rebelle, les hôtes d’Ath Douala ont eu une discussion avec la sœur de Lounès qui leur a fait état de la situation, aussi bien, de la fondation qu’elle préside que sur le dossier de l’assassinat de l’éternel chantre de l’Amazighité le 29 Juin 1998 à Tala Bounane sur la route vers Ath Douala, sans bien sûr omettre d’évoquer l’état de santé de Nna Aldjia. A ce sujet et selon les visiteurs de la Fondation, Malika les a rassurés que, Nna Aldjia est en France et qu’elle se soigne toujours et que son état est jugé acceptable. Au cours de cette rencontre, les membres d’Amgud ont sollicité Malika et ses pairs de travailler ensemble en vue de décerner le 8° prix érigé  «Prix Lounès Matoub contre l’Oubli» par leur association et qui aura lieu le 25 juin 2015, comme d’habitude à Draâ El-Mizan. De son côté la présidente de la FML a répondu qu’elle proposerait deux noms auxquels sera décerné ce prix. Rappelons que lors de la 7° édition, il a été remis à trois victimes du terrorisme aveugle, à savoir Madame Labou née Maâtmar Sadia, Mahfoud Boucebci et Ahmed Asselah. Après un tour de table, Malika Matoub a trouvé que ce que fait cette association est à inscrire dans la continuité de son frère qui, lui aussi, n’avait pas cessé le combat jusqu’à son dernier souffle. Avant de rejoindre Draâ El-Mizan, les membres d’Amgud ont eu trois haltes ô combien significatives. Tout d’abord, ils ont pris le chemin de Tizi-Hibel où ils se sont recueillis sur la tombe de Mouloud Feraoun, assassiné par l’OAS le15 Mars 1962, au clos Salembier sur les hauteurs d’Alger, puis sur celle de Mouloud Mammeri, mort dans un accident dans la nuit du 25 au 26 février 1989 alors qu’il rentrait du Maroc et enfin sur celle du dramaturge Mohia Abdellah, connu sous le nom de Mohand Ouyahia, décédé en décembre 2004 dans une clinique parisienne, suite à une longue maladie. «Quels que soient les hommages que nous rendons à ces hommes et à ces femmes d’une grandeur exceptionnelle, ce ne sera pour nous qu’une petite contribution pour perpétuer leur combat et sauvegarder leurs œuvres. D’autres hommages et d’autres actions sont inscrits dans notre programme», nous a confié M. Karim Larbi, en sa qualité de président de l’association Amgud, après le retour de cette délégation.

Amar Ouramdane

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