Bouira : ils commenceront leurs activités incessamment – Création d'une dizaine d’ateliers

Une dizaine d’ateliers ont vu le jour à la Maison de la Culture de Bouira. Ils pourront commencer leurs activités incessamment. C’est ce que nous avons appris hier auprès de la chargée de la communication. Selon cette dernière, cela va de l’art dramatique, aux contes pour enfants, en passant par la danse classique, le piano, la guitare, l’audio visuel, les langues étrangères (anglais, français, italien espagnol), la bibliothèque pour enfants. Pour ce qui concerne la formation, la chargée de communication nous dira qu’un personnel qualifié animera les activités qui seront développées au sein de ces ateliers, Ce volet viendra s’articuler naturellement à celui du monde de la profession. Ces ateliers qui abriteront le théâtre, la musique, la peinture, le dessin, la gravure sur bois, le cinéma, la littérature, notamment la poésie seront animés par des professionnels. L’activité s’étalera toute la semaine et verra la création d’œuvres artistiques de plus en plus originales et l’organisation de colloques auxquels pourraient participer d’autres groupes venant d’autres wilayas dans un souci de confrontation et d’échanges d’expériences. Ces échanges pourraient eux-mêmes constituer un volet dans la mesure où les responsables ont le souci de les promouvoir tant à l’échelle régionale que, comme nous venons de le dire, à l’échelle nationale. Ainsi, deux fois par mois, se tiendront, le mardi, au niveau de ces ateliers, des expos, des conférences et des débats  sur une thématique très large auxquels tous les artistes désireux d’élargir leurs horizons en matière d’art et d’inspiration seront invités. Mais ces efforts qui tendent à promouvoir la créativité et à favoriser l’émergence de nouveaux et authentiques talents risquent de s’amenuiser, dans la mesure où une partie des artistes, et non des moindres, se sent en marge de ses activités. La journée de l’artiste a jeté un jour cru sur les rapports tendus entre ces artistes marginalisés et la direction de la culture. Beaucoup ne se sentent pas concernés par les programmes développés par cette direction. Ils ont pourtant de réels dons et ne demandent qu’à s’ouvrir au monde de la création. Cela est aussi vrai pour les chanteurs que pour les peintres et les poètes qui, quand on leur parle de ces ateliers et de l’art qui s’y exprime, hochent la tête, peu convaincus. N’est-ce pas l’occasion de les réunir tous et d’ouvrir un dialogue franc et direct pour lever tous les malentendus, d’autant plus que le nouveau directeur installé récemmment est plus disposé à l’écoute ?

Aziz B.