Education Le bras de fer se corse entre la tutelle et les protestataires – Sit-in des personnels d’intendance à Béjaïa

A l’effet de revendiquer une fois de plus leur droit à l’IPP (Indemnité de Performance Pédagogique), plus d’une centaine d’intendants et de sous-intendants gestionnaires des lycées et des CEM de la wilaya de Béjaïa, selon l’estimation du secrétaire général du syndicat national des personnels d’intendance du bureau de Béjaïa, Kouriche Abdelhamid, se sont, à l’instar de leurs collègues des autres wilayas du pays, rassemblés dans la matinée d’hier devant le siège de la Direction de l’éducation. Pour se mettre bien en vue, ils se sont groupés devant l’ancienne grille d’entrée de la DE, celle qui est mitoyenne du siège de la wilaya et qui donne sur le boulevard de la Liberté. Cette action n’est qu’un cran de plus sur la pression qu’ils exercent sur leur tutelle depuis le 8 septembre dernier. Pour rappel, une grève de trois jours, soit les 8, 9 et 10 septembre, a été observée à cet effet. Quatre jours plus tard, soit le 14 septembre et comme aucune réaction n’a été entreprise par les autorités concernées, les protestataires ont alors déclenché une grève illimitée. Depuis hier, le bras de fer entre la tutelle et les personnels de l’intendance s’est corsé davantage, puisque ces derniers ont décidé d’ajouter à leur grève, qui dure depuis le 14 septembre, un sit-in tous les mardis. Pour le secrétaire général du syndicat, le ministère en question semble complexé devant cette indemnité puisqu’il argue, selon le syndicat, qu’elle est destinée uniquement aux enseignants. Mais le problème pour les grévistes, souligne notre interlocuteur n’est pas celui d’appellation de la prime, mais celui de différence de salaire. Qu’on appelle cette «somme» comme on veut, mais qu’on la paye aux personnels d’intendance. Comment se fait-il, s’interroge le secrétaire général du bureau de Béjaïa, qu’un intendant et un enseignant, qui sont classés tous les deux à la catégorie 13 et qui sont régis par le même statut, le 315/08 complété le 240/02, ne perçoivent pas le même salaire ? Par ailleurs, soutient le responsable du syndicat, les personnels d’intendance souffrent de plusieurs autres injustices, à l’image de la prime de caisse à laquelle ils devraient ouvrir droit, mais qui ne leur est payée ni par le ministère de l’Education, ni par celui des Finances, puisqu’ils sont aussi des comptables publics. De plus, quand ils sont réquisitionnés pour des examens scolaires ou pour assurer des gestions intérimaires, ils ne touchent aucune prime.

B. Mouhoub.