Depuis la création de la commune de Saharidj issue du découpage administratif de 1985, pas moins de cinq présidents d’APC se sont succédés à la tête de cette municipalité sans que l’un d’entre eux n’ait eu l’audace de prendre en charge le problème du foncier, principal facteur de freinage du développement de la commune. Chaque fois qu’un projet est retenu au profit de l’APC de Saharidj le casse-tête chinois ressurgit, toutes les surfaces du périmètre urbain appropriées pour recevoir le projet s’avèrent appartenir à des particuliers intransigeants qui refusent de céder le moindre pouce de terrain. Quand la pression se fait autour d’une réalisation indispensable, tous les élus qui ont transité par cette APC ont opté pour la solution la plus facile en grignotant sur les terrains forestiers qui payent ainsi les frais de tout nouveau projet octroyé à l’APC. Les derniers projets en date sont le stade communal, le siège de la garde communale, le centre de formation professionnelle et enfin tout récemment le lycée dont l’assiette devant le recevoir se situe en pleine forêt alors que des espaces importants à l’intérieur du périmètre urbain sont disponibles mais ne peuvent être utilisées faute de “situation juridique”. Pendant ce temps qui passe, les communes voisines avancent en matière de développement par rapport à cette commune qui conserve encore son aspect de simple faubourg malgré ses vingt ans d’existence. Pourtant, il faut bien qu’un jour ce litige soit pris à bras-le corps et le plus tôt serait le mieux aussi bien pour l’APC qui retrouvera sa liberté d’action pour se mettre sur les rails du développement, que pour les propriétaires de ces terrains qui ne peuvent en l’état actuel des choses ni exploiter ces terrains ni moins encore, les mettre en valeur sans avoir les services de l’urbanisme sur le dos. L’hésitation souvent par “calcul politique” des élus qui ont eu à gérer cette commune à solutionner définitivement ce problème pénalise toute une région, quand on sait à titre d’exemple que pour les sept villages que compte cette municipalité aucune pharmacie n’a ouvert ses portes pour répondre aux besoins de cette population qui dépasse les 11000 âmes faute de… terrain, on retiendra d’évoquer l’inexistence d’un vétérinaire ou d’un dentiste pour les même raisons.
Omar Soualah
