Université de Béjaïa : Le recteur rassure les étudiants en sciences infirmières – «Les diplômes seront signés la semaine prochaine»

Il a suffi de moins de 24h pour que le recteur de l’université de Béjaïa s’exprime sur la grève illimitée enclenchée par les étudiants en sciences infirmières de l’université Abderrahmane Mira.

Approché par nos soins, le recteur de l’université de Béjaïa, Boualem Saïdani, a tenu à faire un point sur la situation que vit l’université suite à l’exclusion de plus de 1500 étudiants en début de l’année en cours, et aussi à propos de la grève des étudiants des sciences infirmières relevant de la faculté de médecine. «Je tiens tout d’abord à rassurer nos étudiants que leurs doléances ont été étudiées par les services concernés au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur, autant qu’à notre niveau. Cependant, nous avons ouvert, pour cette année, deux nouvelles branches pour l’accès au master aux étudiants licenciés en sciences infermières. Autrement, leurs diplômes seront signés au cours de la semaine prochaine et seront délivrés dans les brefs délais», a-t-il expliqué. Par ailleurs, notre interlocuteur nous a déclaré que les étudiants diplômés ne seront pas forcément recrutés dans des établissements sanitaires au même titre que les médecins. «Nous allons leur délivrer des diplômes d’Etat et leur intégration dans le monde du travail dépendra des postes budgétaires disponibles. Les étudiants qui voudront changer de filières peuvent avoir accès à une passerelle dans d’autres départements, tel que celui des sciences de la nature et de la vie ou le département de chimie», expliquera-t-il. Environ 600 étudiants ont été exclus, cette année, de l’université de Béjaïa alors que 766 autres ont été réintégrés. «Nous avons appliqué la loi tout simplement. Nous avons pris la décision de donner une dernière chance aux étudiants qui sont en fin de cycle, c’est à dire, en signant un engagement de quitter l’enceinte de l’université vers le mois de juin 2015, avec ou sans l’obtention d’un diplôme. La plupart des étudiants exclus ont redoublé la même année à plusieurs reprises, à l’exemple de ceux qui ont eu leur BAC avant 2005 et qui y sont toujours en première année universitaire. C’est inacceptable !» a-t-il souligné.

Hafid Nait Slimane