Les habitants du quartier Sud revendiquent

l Les habitants du quartier Sud de la commune de Haizer, qui n’ont eu de cesse d’interpeller les autorités publiques en soulevant à chaque correspondance les mêmes revendications d’ordre social, viennent de récidiver pour la « centième fois », disent-ils dans une déclaration nouvellement adressée au premier magistrat de la wilaya, et dont une copie nous a été remise par le collectif des citoyens concernés. Les plaignants, exprimant au tout début leurs regrets que leurs doléances soient restées lettre morte après tant de correspondances envoyées à toutes les autorités concernées, reviennent sur les points noirs qui meublent leur quotidien et enveniment leur vie. En évoquant les pénibles conditions dans lesquelles patauge le quartier Sud de la commune de Haizer, les signataires de la pétition citent en premier lieu le problème d’eau qui manque cruellement dans cette partie de la cité ainsi que du réseau d’évacuation des eaux usées dont « Le projet, pour sa réalisation, a été à maintes fois programmé mais sans jamais aboutir pour des raisons qui restent à élucider », affirment à ce sujet les rédacteurs de la plate-forme revendicative. L’autre volet soulevé par les protestataires, et qui ne semble guère manquer lui aussi d’acuité, concerne le réseau routier dont l’impraticabilité et le degré avancé de dégradation font subir beaucoup de désagréments aux travailleurs et aux enfants scolarisés contraints de l’emprunter quotidiennement. Les habitants du quartier s’interrogent à cet effet sur le pourquoi de ce délaissement caractérisé dont ils sont victimes en donnant, en guise d’exemple, l’état vétuste et délabré dans lequel se trouve le bout de chemin, ne dépassant guère les 500 mètres, qui sépare leur quartier du chef-lieu de la commune. Durant la période des pluies, ce tronçon se métamorphose en un immense bourbier totalement inaccessible, en particulier pour les petits enfants qui sont obligés de garder la maison au lieu d’aller rejoindre leur banc d’école. Après avoir étalé tous leurs problèmes lesquels à ce jour sont sans solutions palpables et vers la fin de leur écrit, les plaignants réitèrent leur espoir de voir les autorités publiques se pencher véritablement sur leur cas.

Anis. S