Un nouveau jardin public en cours d’aménagement

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Les jardins publics ne sont pas légion au niveau du chef-lieu de la wilaya. Les rares existants sont abandonnés par les services communaux, à l’instar de celui de la cité ouest et celui de Si Lhaouasse. Cette situation a poussé les autorités concernées et plus précisément la Direction de l’urbanisme à songer à créer de nouveaux espaces verts. Ainsi, la cité des 70 logements, sise en plein cœur du chef-lieu de la wilaya, se verra bientôt dotée d’un espace vert pour un montant de près de 8 millions de dinars qui s’étendra sur une surface de 80m². Les travaux de réalisation sont en cours et ont été confiés à l’entreprise ETB SARL SOREBO. Pour ce qui est de la composition de ce jardin, il comprendra à terme des bancs publics, des plantes et autres arbustes à l’exemple des palmiers «Washington», le tout sur une surface gazonnée. D’ailleurs, l’entreprise réalisatrice indique avoir engagé des jeunes issus de la formation professionnelle, ainsi que d’autres paysagistes. Concernant la réception de ce parc, elle devrait se faire d’ici le mois de novembre prochain. Cependant, créer un jardin public est une chose et l’entretenir en est une autre. Et là les exemples ne manquent malheureusement pas afin d’illustrer l’abandon des autorités, notamment l’APC, de ces espaces en matière de gestion et d’entretien. En effet, les sachets, les gobelets et autres emballages en plastique jonchent le parc de la cité ouest. Les haies de petits arbustes, qui bordent ce lieu, sont complètement saccagées et les palmiers de type « Washington », plantés aux quatre coins de ce site, sont dans une situation lamentable. Pis encore, le gazon verdoyant qui tapissait cette placette a pris une couleur jaunâtre. Bref, un jardin à l’abandon. Pour ce qui est du jardin public Si Lhaouasse, appelé communément le «square» et situé à un jet de pierre du siège de l’APC de Bouira, il se trouve dans un état exécrable. Cet espace de détente s’est transformé au fil du temps, en un véritable «refuge» de brigands et autres voyous qui s’adonnent à tous les vices imaginables. Les citoyens sont excédés par cette détérioration jugée scandaleuse. En effet, ce jardin n’a gardé que le nom, en vue des différents détritus qui s’y entassent et autres dégradations de tout genre. L’insalubrité règne en maître à l’intérieur de cet espace de «détente». Fientes d’oiseux et autres déjections canines y sont légion, des odeurs nauséabondes se dégagent des égouts à ciel ouvert se trouvant à proximité sans parler des déchets multiples qui font le bonheur des rats et autres bestioles.

R.B

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