M’Chedallah – Une habitation menace ruine à Vou Akhlane

La famille d’un ancien membre de la garde communale, répondant aux initiales B. M. S, encourt un danger de mort. En effet, la «soi-disant» habitation dans laquelle vivent les membres de cette famille a été très endommagée par les inondations du mois de septembre 2013. Ses occupants ont été sauvés in extremis d’une noyade certaine par l’unité de la Protection civile, qui a du pratiquer une brèche sur un mur de façade afin de les extraire de la souricière, dans laquelle cette malheureuse famille s’est retrouvée prisonnière après l’effondrement d’une partie de leur maison. Les décombres ont alors bloqué la seule issue de secours, la porte d’entrée, suite à une remontée des eaux, dont le niveau dépassait les 1. 50 m, suite au passage d’un violent orage. L’eau s’est accumulée dans l’unique pièce et la minuscule cuisine, à cause de l’absence d’une quelconque ouverture d’évacuation, la maison étant réalisée sous forme de cave au-dessous du niveau de la surface du sol. Les membres de cette famille sinistrée et le peu d’effets domestiques épargnés par l’eau ont été retirés sous les décombres et évacués vers une baraque de fortune aménagée à l’intérieur du parc communal où ils passèrent la saison hivernale écoulée, pour regagner, après le retour du beau temps, leur taudis avec une façade en moins et dont le toit en dalle pleine est dangereusement incliné vers le bas et parcouru d’effroyables fissures. Les façades restantes des murs porteurs sont, également, extrêmement fragilisées et ne tiennent debout que par un incroyable miracle. Le tout risque de s’effondrer à tout moment et enterrer cette famille qui vit sous une réelle menace, comme en témoigne le procès-verbal de constatation, établit par la commission technique de la daïra, en la date du 05/09/2013 et dont nous détenons une copie. Le document porte la conclusion suivante : «compte tenu du constat de l’habitation fragilisée par les dernières intempéries, l’évacuation immédiate de la famille s’impose». Une mention qui ne semble produire aucun effet, ni préoccuper quelconque autorité locale, sachant qu’une année plus tard, la pauvre famille est toujours dans la même chaumière qui risque de devenir leur tombe à tout moment. A cela s’ajoute diverses maladies chroniques, contractées par la plupart d’entre eux à cause des mauvaises conditions de vie. Un cas sur lequel doivent se pencher en urgence les nombreux organismes étatiques concernés, l’APC, la daira, les services de la santé entre autres. Ce qui reste de cette «maison» ne tiendra jamais debout jusqu’à la fin de cet hiver et cette famille reste toujours exposée à un réel péril. Recasée ou non, elle doit quitter les lieux au plus vite possible.

Oulaid Soualah