La commune d’Ain Lahdjer, à une vingtaine de kilomètres au Sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, est l’une des municipalités à connaître un retard non négligeable en matière d’aménagement urbain et d’amélioration du cadre de vie des citoyens. Ce triste constat a été à maintes reprises, dénoncé par les habitants, qui ont tenu des sit-in devant le siège de l’APC et même devant le siège de la wilaya. Ainsi et dans le but de parer à ces carences, les autorités locales ont récemment entamé un vaste plan d’aménagement du chef-lieu communal, dont les travaux, lancés et suivis par le premier magistrat de la wilaya, touchent un bon nombre de «points noirs» de la ville, notamment la réhabilitation des canaux d’assainissement, de la voirie et l’installation d’éclairage public. En effet, le centre-ville de cette commune est animé par le bruit des pelleteuses et autres niveleuses, lesquelles s’affairent à redonner un semblant d’esthétique à cette municipalité abandonnée. De ce fait, le chef-lieu de la commune d’Aomar est désormais en pleine phase de mutation, la preuve est que le réseau de traitement des eaux usées est en train d’être réhabilité par les services de l’APC et que de nombreux engins et pelleteuses s’y sont installées. Cette opération d’amélioration du cadre de vie a été favorablement accueillie par les citoyens, qui sont soulagés de voir la concrétisation du projet. «C’est une réelle bouffée d’oxygène pour notre commune! », dira un habitant de la région. Pour l’heure, la Direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) de Bouira, chargée du suivi des travaux, qui, selon elle, « avancent bien », a expliqué que les taux de revêtement des routes et de l’éclairage public avoisinent les 40%, celui de la réhabilitation du réseau d’assainissement ne dépasse pas, par contre, les 20%, soit un taux d’avancement global estimé à 40%. Il est utile de signaler que le montant total alloué à ces travaux de réaménagement urbain, qui, selon les responsables, devrait être réceptionné d’ici le mois de décembre prochain, est de l’ordre de 82 millions de dinars.
R. B.
