Aux premières heures de la matinée, les vendeurs du poisson sont, pratiquement, les premiers à installer leur marchandise au niveau du chef-lieu de la commune de Bechloul. Ils sont deux, parfois trois commerçants à occuper le même endroit. Comme à l’accoutumée, pour écouler leur produit, c’est le recours à la traditionnelle criée pour attirer le plus de clients. Jusque-là la concurrence est loyale et les prix sont, particulièrement ces derniers jours, abordables. Par contre, ce qui altère cette activité c’est bel et bien les mesures d’hygiène qui ne sont en aucun cas respectées. Si des mesures fermes et urgentes ne sont pas prises par les parties concernées, ces insuffisances ne seront pas loin de provoquer des maladies. Ainsi, à première vue, le poisson continue toujours à être présenté dans des caisses en bois qui ne doivent plus servir maintenant et doivent être impérativement remplacées par celles fabriquées en plastiques et qui répondent aux normes d’exercice d’une telle activité. Puis, un autre point noir qui n’échappe nullement au client ou autre passager est l’endroit même réservé à ce commerce. Il y a lieu, hélas, de constater que des caisses sont posées à même le sol juste au bord de l’oued qui traverse cette localité. En sus des odeurs nauséabondes que dégage ce ruisselet, la marchandise est également exposée à tous les facteurs météorologiques et au bas-côté de l’axe de la RN5 qui longe cette ville. Personne ne se soucie des conséquences qui pourraient être fatales pour le consommateur, quand un produit d’une telle nature s’écoule en toute quiétude dans un espace ne répondant nullement aux normes d’hygiène, noyé dans les nuages de poussière qui se dégagent des chantiers.
S. M
