S’exprimant le dimanche passé sur les ondes de la radio Soummam, M. Loudjani Khaled, le président de l’assemblée populaire communale de Béni Maouche dans la wilaya de Béjaïa se demande pourquoi sa commune ne figure pas parmi les communes retenues pour bénéficier de l’eau du barrage de Tichy Haf. Pour en savoir plus sur cet épineux problème qui frappe sa commune, nous l’avons contacté et il a même fait savoir qu’il ne sait pas à quel saint se vouer pour que les responsables de l’hydraulique comprennent que les populations en ville ou dans les villages de sa commune souffrent cruellement en été comme en hiver des pénuries d’eau récurrentes. « L’Oued Boussellam qui alimente en eau le barrage de Tichy Haf passe par le territoire de notre commune et constitue sur plusieurs kilomètres la limite géographique entre notre commune et celle de Béni Ourtilane. Le barrage lui-même est situé à un jet de pierre du village Aguemoun et le malheur dans tout ça, l’eau de ce petit océan profite à toutes les communes situées en amont ou en aval du couloir de la Soummam et à la ville de Béjaïa sauf à notre commune qui en est privée. On a fait les démarches qu’il fallait et le subdivisionnaire de l’hydraulique s’est montré sensible à nos doléances comprenant nos souffrances en matière du manque d’eau. Il nous a même rassuré que notre commune serait retenue parmi les dernières communes ayant bénéficié de projets d’alimentation en eau du barrage. A mon grand étonnement, en voyant le cahier des charges y afférent, notre commune n’y figure pas. En tant que maire, élu par les citoyens pour la défense de leurs droits, je demande encore une fois à nos responsables de réparer cette injustice envers une commune qui a donné un lourd tribut durant la guerre de libération en sacrifiant un millier de ses meilleurs fils. Demander sa part en eau potable parmi toutes les communes de la wilaya, est ce trop demandé ? », a déclaré notre interlocuteur. Il faut dire aussi que la commune de Béni Maouche est alimentée en eaux potable à partir des forages situés dans le lit de l’oued Boussellam. La conduite principale en montée raide sur six kilomètres pose des problèmes de par sa vétusté. La commune a engagé des sommes faramineuses pour son remplacement par une conduite neuve en la réalisant par tranches et jusqu’à présent elle n’a pu renouveler la totalité du réseau principal. La commune de Béni Maouche située en haute montagne à l’indépendance était enclavée pour ne pas dire qu’elle n’avait aucune infrastructure publique ce qui a fait fuir des familles entières vers d’autres cieux, à la recherche du bien être. Les efforts déployés par les pouvoirs publics les conjuguant avec les différentes APC qui se sont succédé à la tête de cette commune sont louables car des infrastructures ont été réalisées dans tous les secteurs : éducation, jeunesse, travaux publics etc. même le gaz naturel qui était avant un rêve est devenu une réalité et le projet est en cours de réalisation. Aujourd’hui, Beni Maouche en rattrapant le retard est qualifiée d’une commune en pleine expansion où le cadre de vie des populations s’est considérablement amélioré. Il ne lui reste que ce problème des pénuries d’eau à régler définitivement pour atteindre le TOP. Selon la vision du P/APC, la solution de ce problème ne peut provenir que du transfert de l’eau du barrage, chose aussi simple à réaliser pour les pouvoirs publics s’ils veulent parachever le programme de développement accordé à cette commune.
L. Beddar
