Tizi-Gheniff : Réceptionnée depuis trois ans – La crèche communale à l'abandon

Il y a des structures d’une importance capitale pour les citoyens qui, une fois réalisées, sont livrées à l'abandon.

Combien de foyers de jeunes construits dans des villages et même dans les chefs-lieux communaux ou encore de bibliothèques et de crèches sont restés clos pendant des années? Cette fois-ci, on évoquera la crèche communale. En effet, celle-ci a été réceptionnée depuis plus de trois ans. Mais, force nous a été donnée de constater qu’elle est dans un état des plus lamentables. En plus des portes défoncées et des vitres brisées, ses salles sont devenues des dépotoirs de canettes de bière et de bouteilles en verre et même des excréments humains. À l’entrée, on ne peut passer sans voir ces herbes sauvages qui l’ont envahie. Devant cet état de faits, elle est devenue le lieu de prédilection de délinquants qui s’y adonnent à la consommation de l’alcool et même de la drogue. Il nous a été donné de voir que même la tuyauterie prévue pour le gaz naturel n’a pas été épargnée. Même les riverains sont dérangés par ces personnes.  » Le problème ne se pose pas dans le fait de réaliser des infrastructures de ce genre. Quelle APC au niveau de toute la wilaya pourrait gérer de telles structures? On n’a ni le personnel nécessaire, ni encore moins d’autres moyens pour les faire fonctionner. Il faudrait les céder à la Direction de la jeunesse ou celle de la culture », nous confiera une source proche de l’APC ayant requis l’anonymat. Par ailleurs, nous avons appris que les dégradations ne datent pas d’aujourd’hui. L’APC actuelle a fourni des efforts en la réfectionnant, mais, quelque temps après, elle a subi d’autres dégradations.  » L’APC a tenté de la concéder à un particulier, en vain », ajoutera la même source. Tout le monde s’accorde à dire que cette crèche est à préserver, car elle urge dans cette région où ce manque est criant.  » Maintenant, beaucoup de femmes travaillent à l’extérieur. Elles ont vraiment besoin de cette crèche au lieu de laisser leurs enfants chez des nourrices souvent illettrées, qui ne leur apprendront rien du tout. Que les responsables locaux fassent quelques chose pour sa concession à un preneur, d’autant plus que cela est permis par la loi! », estimera cette enseignante qui avouera qu’elle trouve d’innombrables problèmes à trouver une nourrice à qui confier ses enfants.

Amar Ouramdane