Ouvert en 1988, le CEM « Bouriah Lounis et frères», situé à Ivehlal, dans la commune d’Aghbalou, est complètement abandonné.
Marqué par le sempiternel manque d’eau potable, problème auquel sont confrontés d’ailleurs les villageois, C’est l’APC d’Aghbalou qui l’approvisionne par citerne. Toutefois, cela s’avère insuffisant et ne se fait pas de manière régulière. L’eau ne coule plus dans les robinets du CEM, et cette situation avait poussé le personnel y exerçant (enseignants et autres) à débrayer pendant deux jours (22 et 23 Octobre derniers) et ce, afin de tirer la sonnette d’alarme et d’attirer l’attention des responsables concernés. Dans une déclaration adressée au Directeur de l’éducation de la wilaya de Bouira, les protestataires regrettent de n’avoir eu aucune suite, malgré l’envoi de trois rapports détaillés depuis le début de l’année scolaire en cours, expliquant la situation de déliquescence prévalant au CEM. Ces derniers dénoncent, en outre, l’absence d’hygiène dans les salles de classes, mais surtout dans les toilettes qui sont très sales et sans portes, chose qui pose un énorme problème d’insalubrité. Les travailleurs de la cantine peinent à préparer le repas de midi, à cause du matériel détérioré. Lors d’un passage d’une équipe médicale de l’UDS, on leur a signifié l’urgence de rénover le matériel de cuisine (ustensiles) utilisé qui serait bon à jeter. Ajouter à cela le manque de chauffages et la détérioration de ceux déjà existants, sachant bien que la période hivernale est très rude dans cette région montagneuse. Le CEM étant situé à mi-chemin entre les villages de Ivehlal, Beni Hamdoun et Ighil Ouchekrid, plusieurs collégiens, se tapant le chemin à pied, arrivent à l’établissement complètement mouillés tout en grelottant. Le manque de personnels, OP et autres, fait que la cour du collège se trouve dans un état de délabrement avancé idem pour l’entrée. Néanmoins, la situation, prévalant au sein de cet établissement, ne semble guère préoccuper les responsables du secteur. En effet, une semaine après le mouvement de protestation, rien n’a changé. Aucun responsable du secteur n’a daigné faire le déplacement sur les lieux pour s’enquérir de la situation, à l’exception du maire d’Aghbalou qui avait promis de transmettre leurs doléances à qui de droit. Au manque de personnels administratif et OP s’ajoute celui d’enseignants de la langue Amazigh. L’enseignante en poste est partie à l’étranger, nous dit-on, laissant le poste vacant depuis le début de l’année scolaire. Personne ne l’a remplacée à ce jour, malgré les demandes d’emploi, déposées par des licenciés en Langue Amazigh. Ceci dit, les fonctionnaires du CEM « Bouriah Lounis et Frères » souhaitent vivement la réaction et l’intervention des responsables concernés, afin de répondre favorablement à leurs doléances dans le but de faciliter leur mission et assurer aux collégiens une scolarisation adéquate.
A. M’hena

