L’illustre dramaturge Malek Bouguermouh, tira sa révérence par un matin automnal de l’année 1989, laissant derrière lui les planches orphelines. Natif d’Ighzer Amokrane en 1946, Malek Bouguermouh s’engagea très jeune dans le quatrième art. En 1968, il s’envole pour Moscou pour suivre des cours d’art dramatique à l’Institut Gitis. Pendant cinq ans, le jeune kabyle fréquenta assidûment le théâtre de Maïakovski, non loin de la Place rouge.En 1974, c’est le retour au bercail avec des rêves fous et des projets pleins la tête. Il se résout néanmoins à un long passage à vide au bout duquel il rejoint le Centre culturel d’Alger où il dirige un atelier d’art dramatique.Sa première œuvre voit le jour en 1975. Une pièce pour enfants intitulée “Il était une fois”, qui obtient le premier prix au 15e Festival pour enfants à Sibinik (ex-Yougoslavie) où Bougermouh représenta l’Algérie.“El Mahgour”, adapté d’une pièce de Slimane Benaïssa, sera le premier spectacle professionnel qu’il montera en 1978 pour le compte de la télévision.Toujours à l’ex-RTA, cette fois c’est la pièce “Tarik Essaâda”, une adaptation de lœuvre du dramaturge soviétique, Rosov, que Malek Bouguermouh mettra en scène.En 1988, il débarque au Théâtre régional de Bgayet (TRB) qu’il dirige jusqu’à sa disparition tragique. Epaulé par une pléiade de comédiens du cru, il montera la pièce “Hzam et ghoula”, puis, une année plus tard, “Rjal yahlalef” qui finiront par asseoir la notoriété d’un metteur en scène qui aura consacré sa vie au service du quatrième art.
N. M.
