Les genres littéraires en tamazight en débat

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Les travaux du colloque international sur les genres littéraires en tamazight ont débuté, avant-hier, au niveau de l’auditorium de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira.

Organisée par le département de langue et culture amazighes (DLCA) de Bouira, les 3 et 4 du mois en cours, cette rencontre scientifique, la troisième de son genre, a vu la participation de nombreux universitaires algériens et étrangers. Durant ces deux jours de séminaire, ces derniers ont tenté de cerner la problématique des genres dans la littérature amazighe. Ecrivains, poètes et spécialistes de tamazight y ont été conviés. Deux séances de travail étaient prévues pour la journée d’ouverture. La première, tenue dans la matinée, a été présidée par Mohand Akli Salhi, enseignant au DLCA de Tizi-Ouzou. Cinq universitaires, dont trois marocains ont assuré des communications sous diverses thématiques. Le premier à prendre la parole, Hassan Banhakeia, de l’université d’Oujda, a traité le thème de «L’histoire et les genres littéraires dans la tradition amazighe». Dans sa communication, le conférencier est revenu sur la littérature amazighe, ses éléments définitoires, ses genres mais aussi son évolution. Pour le conférencier, toutes ces questions vont dans le sens de l’enrichissement du débat sur la littérature amazighe. Lhassane Andam, de l’université d’Agadir, qui lui a succédé à la tribune, évoquera lui, «les genres littéraires amazighes et leur rapport à l’oralité». Ce chercheur a tenu à apporter certaines précisions terminologiques concernant les genres littéraires avant d’évoquer les rapports qu’entretiennent ces derniers avec le statut de l’oralité dans la société amazighe. pour sa part, Fouad Saa, enseignant à l’université de Fès (Maroc), a fait l’inventaire des différents genres littéraires de la région de Fekik. Une région peu connue selon lui mais dont la richesse littéraire mérite qu’on s’y attarde. Mohand Rguig, enseignant à la même université de Fès, quant à lui, a traité du thème «Les genres poétiques amazighes de l’Atlas marocain». M. Rguig a mis en exergue quelques-uns de ces genres poétiques et tout particulièrement celui de la poésie chantée. La dernière communication prévue dans la séance de la matinée a été assurée par Rabah Tabti, de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Sa communication a traité du thème de «Devinettes kabyles, un patrimoine littéraire oral en perdition». Dans l’après-midi, une deuxième séance a été tenue avec huit conférences au menu. Les travaux du colloque se sont poursuivis hier, avec trois séances.

D.M

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