Organisée par le collectif des agriculteurs de la commune de Béni Maouche, en collaboration avec l’assemblée populaire communale, la 12ème édition de la traditionnelle fête de la figue et des produits agricoles du terroir a tenu toutes ses promesses.
Une région agricole par excellence, où le figuier est très répandu et considéré aussi la mamelle nourricière chez les populations qui l’adulent et le vénèrent au point de lui consacrer, chaque année, une fête grandiose en fin de campagne. A ce sujet, nous avons consulté un adjoint au maire qui nous a donné plus de précisions : «La commune de Béni Maouche est à vocation agricole. Les fellahs sont attachés à leurs terres qu’ils travaillent durement du fait que le relief est accidenté et quelque parcelles situées dans des flancs escarpés, ne permettant pas l’accès aux tracteurs, sont labourées avec des bœufs ou piochées à la main. Pour leur labeur et leur sueur, les agriculteurs sont bien récompensés, cette année, par de meilleures productions jamais réalisées de par le passé. Les figues de cette saison ont augmenté de grosseur et sont aussi délicieuses ; voilà ce qui justifie, en quelque sorte, leur prix élevé atteignant pour le premier choix les 600 da/le kg. Pour les autres choix dit «déclassés», les prix varient entre 300 et 500 dinars le kilo, en fonction du calibre. «Quoique difficile à vérifier, la région de Béni Maouche produit à elle seule 60% de la production nationale. Pour tous ces paramètres, je crois que l’organisation dans notre commune d’une fête de la figue et des produits agricoles du terroir, tels que le miel, la caroube, l’huile d’olive, la figue de barbarie n’est que justice rendue pour les agriculteurs qui trouvent en cette manifestation une aubaine pour faire connaître et vendre leurs produits à une clientèle diversifiée, locale et venant de partout», a expliqué notre interlocuteur. Pour ce qui est du choix du stade où s’est tenue cette fête, l’adjoint au maire dira : «quand on a organisé cette fête pour la première fois il y a plus de 10 ans, à peine si on avait rassemblé une dizaine d’exposants. L’année passée, on a atteint une centaine et cette année le nombre d’exposants a augmenté sensiblement passant à 180 stands. Nous savions qu’il y aura de nouveaux exposants, et certains d’entre eux viendront des autres wilayas du pays. On a opté pour le stade communal pour qu’il y ait suffisamment d’espace entre les exposants, permettant ainsi aux visiteurs d’éviter les bousculades. Les produits étaient variés et de très bons choix ; tous les fruits et légumes locaux étaient disponibles. Je ne manquerai pas de dire que même le wali de Béjaïa, à la tête d’une importante délégation, était de la partie, lui qui n’a jamais raté une seule fête de la figue à Beni Maouche ; nous le remercions pour la circonstance. Ceci dit, tous les ingrédients étaient réunis cette année, pour faire de cette fête une foire agricole grandiose. Je crois qu’il est facile de deviner le secret de cette réussite. Béni Maouche est fier d’être le fief de la figue et de l’accueil chaleureux réservé par les populations à leurs hôtes. La bonne réputation dans ce domaine est leur grande marque publicitaire qui attire, à chaque pareille période, des rushs de visiteurs». La douzième édition de la fête de la figue, organisée à Béni Maouche, a été rehaussée par la présence du wali de Béjaïa, qui a donné le coup de starter. Et ce n’est pas fini. Pour les adeptes de ce produit fétiche et les retardataires, rendez-vous donc pour la prochaine fête de la figue qui se tiendra à Béjaïa, capitale des Hammadites, les 13, 14 et 15 de ce mois.
L. Beddar

