Tizi-Ouzou : La situation dure depuis 2008 – Timizart sans club de football

Dans un pays où l’on dit que les jeunes représentent 75% de la population, l’activité sportive tous azimuts devrait être en principe la vitrine de la vitalité du pays et son fer de lance vers un avenir radieux et prometteur. Mais à bien regarder dans la plupart de nos communes, cette activité est réduite comme une peau de chagrin à sa simple expression : un vœu pieux !  Souvent les discours volontaristes et prometteurs des responsables ne sont que des effets d’annonces sans suite aucune. Ainsi en est-il par exemple de la commune de Timizart, située à quelques 30km à l’est de Tizi-Ouzou, qui est sans club de football depuis au moins 2008. Les raisons à cette situation absurde  sont multiples. Elles tiennent de l’objectif comme du subjectif. Mais la principale raison tient beaucoup plus de la volonté des hommes que d’autre chose. Faut-il rappeler que par le passé la commune gérait le club du Chabab Riadhi Baladiyat Timizart( CRBT). Ce club, malgré le manque flagrant de moyens comme l’absence de stade adéquat, le manque de financements, l’absence de moyens de transports, avait quand même évolué dans la catégorie du pré-honneur et de ce fait offrait, malgré tout, un espace aux footballeurs locaux de s’adonner à leur activité favorite et à exprimer leurs talents sur les terrains. Pourtant, à cette époque, le club était réduit à recevoir dans les stades des communes voisines comme Freha et Azazga. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons qui ont amené le club à déclarer faillite en 2008. D’autres initiatives furent lancées pour doter la commune d’un club de football comme cette tentative de créer un nouveau club : l’Union Sportive de Timizart(UST), mais tous ces efforts ont eux aussi échoué pour la même raison. Depuis, un  stade plus ou moins praticable à été réalisé par les responsables de la commune au niveau du village d’Ibdach, mais force est de reconnaître qu’il est loin de répondre aux normes requises  puisque en fait, il ne s’agit que d’un terrain vague aménagé dépourvu  de toute commodité comme les vestiaires et les tribunes. Néanmoins, et selon notre source, depuis une année, des amoureux de la balle ronde veulent renouer avec la pratique footballistique en tentant de redonner vie à ce vieux club. Nous avons même appris qu’une assemblée générale constitutive a eu lieu en bonne et due forme et qu’un staff de dirigeants fut élu. Hélas, et au grand dam des amoureux des compétitions sportives et surtout des jeunes talents de la région, la concrétisation de ce projet tarde à voir le jour. La raison, selon notre source, tient plus des incompatibilités d’humeur entre personnes qu’autre chose. Les visés des uns et des autres font que l’entente entre ces dirigeants est la grande absente, et partant, cela se répercute sur l’ensemble par la paralysie du club naissant mettant en veille un rêve caressé depuis plus d’une dizaine d’années. «  Nous en sommes réduits à nous regarder en chiens de faïences, tant l’immobilisme est devenu notre crédo et la méfiance des uns des autres notre ligne de conduite » nous dira avec amertume notre source. Situation kafkaïenne donc ! Mésentente et appétit vorace des uns et des autres font qu’une commune forte de quelque 35000 habitants soit privée d’un club à même d’être son porte drapeau et son étendard à même de marquer sa visibilité qui est la condition vitale pour aspirer au progrès dans tout ce que ce mot porte comme signification , espoirs et ambitions.

A. S Amazigh