Un net recul dans le marché des vins et des dattes

Partager

l Eu égard au faible résultat réalisé en matière d’exportation hors hydrocarbure, les autorités publiques décident de revoir leur politique et de mettre en place des mesures concrètes susceptibles d’atteindre les trois milliards de dollars, fixés comme objectif. Un fonds a été alloué, dans le cadre de la loi de finances 2006, à l’Agence pour la promotion des exportations dans l’optique de booster ce processus en donnant un nouveau souffle au potentiel local, mal exploité, faut-il le signaler. Une mesure qui s’impose notamment en cette périodicité caractérisée par l’ouverture sur le marché extérieur. Jusqu’à présent les importations se taillent la part du lion par apport aux exportations hors hydrocarbures. Le volume de ces dernières réalisé durant cette l’année écoulée est loin d’avoisiner l’objectif fixé par le gouvernement. Il ne dépasse pas les 800 millions de dollars, a indiqué hier Mohamed Benneni, directeur général d’ALGEX, agence de promotion du commerce extérieur lors de son intervention sur les ondes de la chaîne III. « Nous pouvons par contre atteindre sur un certain nombre de matières premières telles que le zinc, l’ammoniaque et les déchets ferreux et non ferreux le seuil de 500 millions de dollars par an. Le reste qui est de 300 millions sont du fait de l’industrie manufacturière, les produits alimentaires, agricoles et les boissons ». Selon l’orateur, malgré le net excèdent dans la production de certains produits, il y a une stagnation à l’exportation. Le vin et les dattes qui auparavant étaient fortement exporté connaissent actuellement, selon l’invité de la Radio, une forte régression. A quoi est dû ce recul ? Le directeur général d’ALGEX a souligné qu’effectivement « le potentiel en matière d’exportation que recèle notre pays se situe essentiellement dans le secteur de l’agriculture et l’agroalimentaire pour lesquels nous avons certains avantages comparatifs qui sont le climat, le coût de la main-d’œuvre et également les appareils de production, or ces derniers ne sont pas aujourd’hui suffisamment rentabilisés pour être performants et efficaces ». L’accélération de la mise à niveau de nos entreprises, notamment en matière de management et de nouvelles technologies est impérative, voire urgente, dira Benneni, avant de conclure que c’est la seule démarche qui leur permettra de faire face à la concurrence déjà rude au niveau local et de conquérir le marché mondial.

W.O.H

Partager