Le leader du Mouvement pour la jeunesse et le changement, ancien candidat à la présidentielle d’avril dernier, a été interpellé par la police, jeudi, à Seddouk, pour «provocation d’attroupement», avons-nous appris de source locale. Rachid Nekkaz a indiqué sur sa page Facebook : «Nous avons été accueillis dans la ville par le commissaire de police, qui nous a mis immédiatement en état d’arrestation, devant la population, en plein centre ville. Nous sommes emprisonnés jusqu’à samedi, où nous devrons rencontrer le procureur d’Akbou». Nekkaz a été arrêté alors qu’il expliquait, à une personne, à bord d’une voiture, les objectifs de sa marche pacifique qu’il avait entamée le 1er novembre de Khenchela jusqu’à Alger, où il animera un meeting populaire devant la Grande Poste. «Quels que soient les obstacles, personne ne nous empêchera d’aller jusqu’au bout de cette marche pour un changement pacifique en Algérie, à l’occasion du soixantième anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954», souligne-t-il sur sa page Facebook. Par ailleurs, un collectif d’avocats et de défenseurs des droits humains a été immédiatement mis en place pour exiger la libération immédiate et la cessation de toute poursuite judiciaire contre Rachid Nekkaz, apprend-on de Saïd Salhi, vice-président de la LADDH. «La qualification est absurde du fait qu’il n’y a pas eu d’attroupement. Nous nous sommes déplacés, avant-hier, jeudi, au commissariat de Seddouk et nous serons présents aujourd’hui, samedi, lors de l’audition de Nekkaz par le procureur d’Akbou», nous a déclaré M. Salhi.
D.S.
