La gendarmerie sensibilise les lycéens d’Alger

l Depuis quelques années, la consommation et la circulation des drogues ne cessent d’augmenter et l’école n’a pas été épargnée. Selon les statistiques de la Gendarmerie nationale, le phénomène de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, ne ressort pas d’une manière statistique exhaustive, il n’en demeure pas moins que les informations rapportées par les élèves, leurs parents, leurs enseignants et éducateurs, ainsi que le vécu quotidien des concernés, démontrent que la population concernée reste plus importante que les données chiffrées contenues dans les rapports d’activités périodiques. A ce sujet, la Gendarmerie nationale organise, en collaboration avec l’Inspection académique d’Alger et la Fondation des Droits de l’Enfant et de l’Adolescent, deux journées de sensibilisation contre la toxicomanie en milieu scolaire à partir du jeudi 5 janvier 2006, qui aura lieu dans neuf lycées à Alger et particulièrement au lycée Emir Abdelkader (Bab El Oued). Le but de cette rencontre est également d’apporter certains éclaircissements sur cette problématique complexe, pour que les intervenants disposent de points de repères qui leur permettent de réagir de manière adéquate. Rappelons, dans ce contexte, que la Gendarmerie nationale à déjà exhorté les chefs d’établissements scolaires et les associations des parents d’élèves à collaborer avec les services de sécurité dans le cadre des actions de contrôle menées aux abords de ces établissements et dans le cadre des campagnes d’information, car, le problème de la drogue entraîne des conséquences très profondes au niveau familial et social. La drogue conduit, selon les spécialistes, « les personnes qui y ont recours à une dépendance forcée et non contrôlée qui elle-même, mène tout droit à la destruction des individus, notamment les jeunes ». Une étude réalisée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) en 2005, au niveau des lycées d’Alger, a démontré que 25 % de filles et 60 % de garçons ont des camarades qui consomment de la drogue. La même étude a montré également que 17 % des filles et 25 % des garçons ont un proche qui consomme de la drogue. Dans les lycées d’Alger, 35 % des garçons contre 11 % de filles la consomment. Par ailleurs, 61 % des enfants entre 16 et 18 ans sont à la rue, sans aucun espoir d’une vie meilleure. La conclusion faite par cette étude indique que la majorité des lycéens se droguent en groupe dans les lycées. Aujourd’hui, près d’un jeune sur quatre, dans les villes du pays, consomme de la drogue. La toxicomanie qui en résulte, engendre aujourd’hui des problèmes de violence familiale et sociale en constante augmentation.

B. Nawel