Football : Akli Chikh, entraîneur de l'Olympique de Tizi-Gheniff – "La formation est notre credo"

M. Chikh est de l'avis de M. Salem Klari, secrétaire général de la Ligue de football de la wilaya de Tizi-Ouzou, qui avait évoqué cette gymnastique pour programmer les rencontres des trois groupes du pré honneur et honneur en raison du manque de terrains.

En effet, celui de Tizi-Gheniff n’est pas encore livré et l’OTG reçoit ses adversaires au stade communal de Boghni. Pour le coach de l’OTG, c’est un véritable handicap. Notre interlocuteur souhaite que le retour au bercail soit le plus proche possible. Tout de même, il est optimiste pour la suite du championnat.

La Dépêche de Kabylie: tout d’abord, commencez par nous faire un bilan de ce début de championnat

Akli Chikh: nous avons récolté treize points en huit matchs joués: quatre victoires, un nul et trois défaites.

Pourtant, à l’entame du championnat, vous étiez quand même bien partis à jouer l’accession

C’est vrai, nous avons gagné trois matchs d’affilée. Mais, nous avons fléchi par la suite, car nous sommes vraiment handicapés de jouer toujours à l’extérieur. Comme vous le savez, on reçoit à Boghni. Si nos fans, qui nous ont soutenus l’an dernier jusqu’à la dernière minute pour arracher l’accession, nous manquent, il faut dire aussi que nous ne nous entraînons que le soir, à partir de dix-sept heures, dans un petit couloir. Notre travail ne se limite qu’à de petits exercices de physique et de tableau. Vraiment, nous sommes handicapés par le manque de terrain. Nous souhaitons jouer à domicile le plus tôt possible. La pose du tartan est achevée et il ne reste que quelques petites retouches. La livraison de ce stade nous soulagera et désengorgera le stade Mohamed Boumghar de Draâ El-Mizan, où évoluent cinq équipes. Le nôtre pourra accueillir en plus de l’OTG, l’US Tafoughalt, l’O M’Kira et la JS Ait Yahia Moussa.

Qu’en dites-vous de l’effectif avec lequel vous menez la bataille contre des équipes plus rodées que vous ?

Ils sont tous des jeunes. Comme je vous l’avais déjà confié l’an dernier, notre club ne fera que de la formation et se fixera comme objectif le maintien. Nous avons perdu trois pièces maîtresses de notre effectif.

Il s’agit de notre gardien de buts, Taleb dit Robert, qui nous a vraiment sauvés l’an dernier, et qui a contracté une fracture au bras. Cette blessure l’a contraint à ne pas jouer cette saison. Il s’agit également de deux autres attaquants, à savoir Ali Louli et Ameur Ahmed, qui sont irremplaçables.

Et qu’en est-il des moyens financiers?

C’est le problème des petits clubs. L’équipe ne fonctionne qu’avec les subventions de l’APC. D’ailleurs, je saisis cette occasion pour lancer un appel aux personnes pouvant nous sponsoriser.

Ce sera une bouffée d’oxygène pour l’Olympique qui a tout de même des fans derrière lui. D’ailleurs, les primes de matchs versées aux joueurs ne sont que symboliques.

Comment s’annonce pour vous la suite de la première phase du championnat?

Difficile. Nous aurons à affronter, cette semaine, le DC Boghni chez lui, puis l’OS Mouldiouène (l’actuel leader) et la JS Boukhalfa. Ce sont de gros morceaux. Ces équipes ont toutes de l’expérience. Si nous arrivons à engranger trois points sur les neuf prévus, nous garderons toujours le milieu du tableau. Nous essaierons tout de même d’être à la hauteur. À la phase retour, ce sera une autre stratégie et une autre gestion des matchs.

On vous laisse le soin de conclure…

Eh bien, j’appelle mes joueurs à plus de solidarité entre eux, car jouer au football est une pratique collective.

Quand le groupe est soudé les résultats viendront. Je terminerai par remercier La Dépêche de Kabylie qui nous ouvre ses colonnes pour évoquer ce qui se fait dans ces petits clubs, sans oublier de souligner que la formation est notre credo quelques soient les résultats.

Entretien réalisé par Amar Ouramdane