La récolte des olives ne sera pas bonne, encore cette année, selon les prévisions des paysans qui doivent, une fois de plus, se contenter d’une production réduite, comparée aux années les plus fastes. Les oliveraies de la région de Ain El Hammam, à quarante kilomètres au sud est de Tizi Ouzou, sont loin de connaître l’afflux des dernières années. Les quelques paysans qui s’y rendent, depuis bientôt deux mois, ne s’attendent pas à une grande cueillette. Ceux que nous avons abordés, plus optimistes que d’autres, disent qu’ils espèrent « satisfaire la consommation familiale.» «Si on arrive à dégager un excédent, ce sera une rente supplémentaire qui nous aidera, en ces temps où tout est cher. De toute façon, même s’il n’y avait pas d’olives, nous serions obligés d’aller dans les champs pour entretenir nos oliviers, dans l’espoir que l’an prochain, ils donneront plus», indique un retraité qui s’est reconverti dans les travaux des champs. «Cette année, contrairement à l’an dernier, nous allons vers à une récolte moyenne. Les chaleurs de cet été ont beaucoup affaibli la production sans la réduire à néant, tout de même.» Son accompagnateur et voisin de son oliveraie abonde dans le même sens : «les arbres, habituellement chargés de fruits, présentent quelques branches fournies alors que d’autres sont complètement vides. C’est pourquoi nous n’allons pas tarder à terminer la cueillette des olives.» Au marché de la ville, des marchands ambulants, venus de la wilaya de Béjaïa, vendent le litre d’huile à six cent cinquante dinars (650,00DA). Leur marchandise serait «sortie du pressoir, il y a quelques jours, seulement» affirme le vendeur qui met une tasse pleine d’huile à la disposition de ceux qui veulent en goûter. Les connaisseurs confirment la qualité du produit qu’ils jugent «de cette année». Quant au prix affiché il ne semble pas descendre de la barre fixée l’an dernier. Mais ce sera la loi de l’offre et de la demande qui en décidera sous peu. Attendons la fermeture des huileries pour voir.
A.O.T.
