L’université Akli Mohand Oulhadj paralysée

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L’université «Akli Mohand Oulhadj» de Bouira a été, une nouvelle fois, paralysée dans la journée d’hier par un mouvement de grève générale.

Les étudiants grévistes ont tenu à dénoncer à travers cette action « l’échec de la transition vers le système L.M.D, ainsi que le manque de moyens pédagogiques adéquats pour la réussite de l’application du L.M.D». Des rassemblements de protestations ont été également initiés par les étudiants au niveau de plusieurs départements de l’université à travers lesquels ils ont soulevé leur plate-forme de revendications, mais aussi, afin de dénoncer «la dégradation de la situation socio-pédagogique au sein de l’université». La plate-forme de revendications contient 23 points, jugés importants par les représentants des étudiants. Parmi ces revendications figurent, entre autres, l’ouverture d’écoles doctorales du système LMD au niveau de l’ensemble des départements de l’université l’ouverture de nouveaux laboratoires de recherche, l’amélioration du transport, de la restauration, et l’hébergement des étudiants ainsi que la modernisation des livres et des programmes. «Pour nous, cette grève est une première étape dans notre mouvement de revendication qui touche actuellement la majorité des universités à l’échelle nationale», affirme l’un des représentants des étudiants, avant d’ajouter : «Les étudiants de Bouira, et à l’image de ceux du reste des universités, ont adhéré massivement à notre démarche de grève, car non seulement nous revendiquons l’amélioration de nos conditions socio-pédagogiques ici à l’université de Bouira, mais surtout on réclame la modernisation du système L.M.D et sa dotation de tous les moyens pédagogiques essentiels pour sa réussite». Les étudiants ont dénoncé par ailleurs, la dégradation de leur condition de vie à l’intérieur des cités universitaires qui, malgré les sommes colossales investies par les pouvoirs publics, la galère de la communauté estudiantine ne fait que s’accentuer davantage. «La situation ne bouge pas, pis encore, elle ne cesse d’empirer. Ce que nous vivons est une aberration, au moment où l’Etat investit des sommes colossales pour l’amélioration de nos conditions d’hébergement, notre situation continue de se dégrader», dira un étudiant en sciences économiques. D’après notre interlocuteur, les résidences universitaires de Bouira sont en train de s’enfoncer de plus en plus dans une atmosphère d’insécurité sans précédent. «L’insécurité menace de plus en plus les étudiants, notamment au niveau des résidences universitaires, c’est pour cela que nous avons tenu à interpeller les responsables de l’université pour le renforcement des effectifs d’agents de sécurité au niveau des campus et des résidences, mais aussi pour l’installation de caméras et de systèmes de surveillance pour la sécurisation de l’enceinte de notre université», ajoute notre interlocuteur.

O.K.

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