Les marchés pétroliers se sont montrés très volatils vendredi car les volumes d’échanges extrêmement limités amplifiaient les mouvements, et les fonds d’investissement procédaient à des opérations de dernière minute avant la fin de l’année. Le baril de « light sweet crude » pour livraison en février, a gagné, au le « New York Mercantile Exchange » (Nymex), 72 cents à 61,04 dollars, au terme d’une séance écourtée avant le long week-end du nouvel An. A Londres, le baril de Brent de la mer du nord a pris 91 cents à 58,98 dollars. Les cours du brut avaient ouvert en baisse sur le Nymex, affecté par des prises de bénéfices après deux jours de progression. Les cours avaient gagné plus d’un dollar et demi entre mercredi et jeudi, le marché anticipant notamment que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) réduise sa production lors de sa réunion du 31 janvier afin d’empêcher les cours de reculer. Les investisseurs ont observé avec attention le changement de main du très stratégique ministère du Pétrole en Irak, sur fond de désaccords au sein du gouvernement sortant, concernant une augmentation très impopulaire des prix du carburant. La baisse des réserves de produits distillés –dont fait partie le fioul de chauffage– et surtout d’essence, ainsi que le rebond de la demande, ont fait monter les cours jeudi, malgré le redoux observé dans le nord-est des Etats-Unis notamment. « Cela va amplifier les inquiétudes sur le niveau des stocks au moment où les raffineurs sont habituellement en mesure de reconstituer leurs stocks avant la hausse de la demande estivale », ont souligné des analystes. Autre source d’inquiétude à l’orée de l’année 2006: « Compte tenu du fait que les raffineries auront besoin de travaux de maintenance plus importants que les années précédentes à cause des dégâts des ouragans, les niveaux d’utilisation ne devraient pas retrouver leur maximum avant la mi-2006, au plus tôt », ont avancé les mêmes analystes. De plus, « une nouvelle sorte d’investisseurs est apparue cette année », des spéculateurs qui parient sur une demande en hausse, en raison de la croissance économique, ont-ils aussi expliqué.
AFP et R. N
