Larbâa Nath Irathen : Ils dénoncent l’état lamentable de l’école Mazar Amar – Les parents d’élèves protestent

Les parents d’élèves de l’école «Mazar Amar» ont fermé, hier, leditétablissemementpour dénoncer l’état lamentable dans lequel celui-ci se trouve.

En effet, cette école se trouve dans un état de dégradation très avancé à tel point que les conditions de travail y sont quasi inexistantes. «Les élèves ainsi que le personnel qui y exerce encourent un réel danger à chaque fois qu’ils mettent les pieds dans les salles de classes de l’école en question», nous dira le collectif des parents d’élèves, furieux contre la lourdeur de l’administration. «Faut-il qu’un malheur se produise pour voir bouger les choses ?» se demanda l’un d’eux avant d’ajouter : «Cela fait des années que cette calamité dure. Nous n’avons reçu à nos doléances que des promesses non tenues. Nous avons été reçus par le président de l’APC qui nous a montré des piles de documents faites pour la réalisation des travaux, mais rien n’a été entrepris jusque-là». Continuant dans leur lancée, ces parents d’élèves diront : «Tant que cette situation n’est pas prise au sérieux, nos enfants bouderont les bancs de l’école». Dans ces mêmes colonnes, nous avons souligné plusieurs fois que cette école, durement touchée par les intempéries de 2012, doit être prise en charge dans les plus brefs délais, mais apparemment en vain. M. Tirech Ahmed, directeur de cette école, en présence de l’inspecteur, à savoir M. Hena, et l’ensemble des enseignants, nous a fait part de son désarroi. «Nous avons sollicité à maintes reprises, notamment à travers des écrits, les autorités locales pour que les travaux de rénovation de cette écoles soient pris en charge à temps, mais, comme vous le constatez, rien n’est fait à ce jour». Et d’enchaîner : «L’entreprise en charge de ce projet a entamé les travaux en arrachant la toiture des classes touchées, mais aussitôt commencés, ces travaux sont stoppés net dans leur élan sans aucune explication valable. Et du coup, les classes se trouvent inondées à chaque averse. Les enseignants et les élèves travaillent les pieds dans l’eau. C’est vraiment intolérable ! Et ce, sans parler du chauffage. Depuis le mois de novembre dernier, nous sommes obligés de chauffer les 12 classes existantes avec seulement 400 litres de mazout». Effectivement, cette école a été durement touchée lors des intempéries de 2012, et depuis les enseignants ainsi que les élèves sont obligés de travailler avec une classe en moins. Il a fallu trouver une solution afin de dispenser les cours pour les élèves. Pour ce faire, les enseignants étaient obligés de faire une double vacation pour ne pas priver et supprimer un niveau. D’ailleurs, ils travaillent à tour de rôle, soit un vacation la matinée et l’autre l’après-midi. Et depuis que la toiture est arrachée, lors des soit disant travaux, les choses se sont compliquées et les conditions de travail sont quasi inexistant, ce qui a provoqué la colère des parents d’élèves. «Les choses n’avancent pas. Des promesses nous ont été faites mais rien n’a été réalisé ! » dira un parent d’élève. En fin et malgré les promesses du président de l’APC, ces parents d’élèves menacent de continuer leur mouvement de grève si rien n’est fait prochainement. Espérons que la situation sera prise en charge dans les meilleurs délais et que les travaux soient réalisés durant cette période des vacances d’hiver.

Youcef Ziad