La famille d’Albert Ebossé accuse !

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Rebondissement dans l’affaire de la mort tragique de l’attaquant camerounais de la JSK, Albert Ebossé.

Alors que les résultats de l’autopsie, effectuée en Algérie au lendemain de la tragédie survenue le 23 août dernier à l’issue du match JSK-USMA au stade du 1er novembre de Tizi-Ouzou, avaient conclu que le défunt avait été victime d’un «jet d’ardoise tranchante lancée depuis les gradins», voilà que le rapport d’autopsie faite au Cameroun sur le corps d’Albert Ebossé dont les résultats ont été rendus public avant-hier, avancent une tout autre thèse. En effet, selon les propos du Docteur Mouné André médecin anatomo-pathologiste à l’hôpital militaire de Douala, relayés par les médias Camerounais, «Ebossé a été froidement assassiné». Sur la base des clichés de l’autopsie du corps du défunt, effectuée au niveau de l’hôpital militaire de Douala sur demande de la famille du joueur, le Docteur Mouné André a voulu, au cours d’une conférence de presse tenue avant-hier après-midi à l’hôtel Somatel de Douala, démontrer que l’attaquant des Canaris aurait été tout bonnement «assassiné». «Au cours de l’examen de la dépouille, nous avons constaté une série de cinq lésions assez patentes qui ne corroborent pas avec la thèse avancée dans un premier temps par les autorités algériennes, qui laissait croire que le joueur aurait été tué par un projectile lancé depuis les gradins», indique le médecin. Le compte rendu de l’examen de la dépouille d’Albert Ebossé qui tient sur 15 pages, présente à sa dernière feuille la conclusion suivante: «M. Albert Ebossé Bojongo est décédé des suites d’une agression brutale avec poly-traumatisme crânien. Nous rappelons pour cela: sur le crane 1- Une embarrure de la calotte; 2- la fracture des os de la base du crâne ; 3- la fracture des vertèbres cervicales. Sur l’épaule gauche : une luxation et une fracture maquée de la clavicule du même côté».

Le père du défunt fustige la LFP et la JSK

Présent à ladite conférence de presse, André Bojongo, le père du défunt footballeur, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les autorités algériennes et les responsables de la Ligue du football professionnel, mais aussi la direction de la JSK, lesquels, à ses yeux, n’ont pas tenu leurs promesses. «J’ai inhumé Ebossé aucun membre de son club, la JSK, n’était présent. Même jusqu’à ce jour, personne n’est passé présenter les condoléances à la famille. Nous avons appris à travers les médias que le club et la Ligue professionnelle algérienne s’engageaient à verser de l’argent à la famille. Voilà quatre mois que mon fils est mort, la famille n’a rien reçu. Et même l’enquête ouverte sur cette affaire par les autorités algériennes, toujours pas de résultat», s’insurge le père du buteur de la JSK. Pour leur part, les avocats conseil de la famille du défunt, à savoir Maitres Ruben Billap et Jean-Jacques Bertrand, ont déclaré lors de ce rendez-vous avec les médias, avoir saisi, entre autres personnalités influentes, Paul Biya, le chef de l’Etat Cameroun, Issa Hayatou, le président de la Caf, Sepp Blatter, président de la FIFA, afin, insistent-ils, que «les prédateurs d’Ebossé soient traduits en justice». 

A. C.

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